Les Etats-Unis ont annoncé ce 22 juillet leur retrait de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) estimant que « la poursuite de l’engagement à l’UNESCO n’est pas dans l’intérêt national des États-Unis », indique le communiqué du département d’Etat américain.
Une décision qui prendra effet le 31 décembre 2026, conformément à l'article II(6) de la Constitution de l'UNESCO.
En effet, le département d’Etat a étalé les causes du retrait des Etats-Unis de l’organisation onusienne évoquant le fait que « l'UNESCO œuvre à la promotion de causes sociales et culturelles qui divisent, et accorde une importance démesurée aux Objectifs de développement durable de l'ONU, un programme mondialiste et idéologique pour le développement international, qui va à l'encontre de leur politique étrangère « America First » (« L'Amérique d'abord ») ».
Selon la même source, la décision de l'UNESCO d'admettre l'« État de Palestine » en tant qu'État membre est extrêmement problématique, contraire à la politique des États-Unis et a contribué à la montée du discours anti-israélien au sein de l'organisation ».
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Cependant, cette décision interpelle la Directrice générale de l’UNESCO Mme Audrey Azoulay. Elle « regrette profondément la décision prise par le Président Donald Trump de retirer à nouveau les États-Unis de la communauté des membres de l'UNESCO ».
Pour elle, cette décision est « contraire aux principes fondamentaux du multilatéralisme, ce dont nos nombreux partenaires aux Etats-Unis, sites candidats à une inscription au Patrimoine mondial, au statut de ville créative, chaires universitaires, pourraient être les premiers à pâtir ».
Aussi regrettable qu'elle soit, l’UNESCO s’attendait à cette annonce et s’y est préparé, a précisé un communiqué de l’organisme.
Au cours des dernières années, l’UNESCO a engagé d'importantes réformes structurelles et diversifié leurs sources de financement. « Par les efforts conduits par l'Organisation depuis 2018, la baisse tendancielle de la contribution américaine a été compensée, pour ne plus représenter que 8% du budget total de l'Organisation, contre parfois 40% dans certaines entités des Nations Unies, dans un budget lui-même en hausse », rappelle le communiqué de l’UNESCO.
Aujourd'hui, l'UNESCO jouit d'une protection budgétaire renforcée, grâce à l'aide régulière d'un vaste éventail d'États et de contributeurs privés.
L’UNESCO a tenu à rappeler que les raisons invoquées par les États-Unis sont les mêmes qu'il y a 7 ans, alors même que la situation a profondément changé, que les tensions politiques ont reculé et que l'UNESCO représente aujourd'hui un rare lieu de consensus pour un multilatéralisme concret et dans l'action.
