Erythrée: La brutalité incessante de l'Érythrée contre le peuple Afar exige une action mondiale urgente - Organisation démocratique des Afars de la mer Rouge (RSADO)

Addis-Abeba — L'Organisation démocratique des Afars de la mer Rouge (RSADO) a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour qu'elle s'oppose fermement à la campagne de terreur menée par le régime érythréen contre les Afars dans la région de Dankalia.

Selon un communiqué de l'organisation, l'Érythrée, dirigée d'une main de fer par Isaias Afwerki, est devenue un État militarisé autoritaire où règnent la répression, la persécution ethnique et l'impunité. Le régime a violé de manière flagrante les principes fondamentaux du droit international et de la morale universelle.

Depuis 1993, les Afars d'Érythrée subissent non pas de simples abus isolés, mais une politique étatique systématique et coordonnée, visant leur élimination par l'extermination, l'effacement culturel et le déplacement forcé.

Ces actes relèvent de violations graves des droits humains : assassinats extrajudiciaires, disparitions forcées, arrestations arbitraires en masse et détentions prolongées dans le secret.

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La RSADO dénonce également une conscription nationale forcée et sans limite, assimilée à de l'esclavage moderne, ainsi que des politiques délibérées de dépeuplement des zones stratégiques habitées par les Afars le long de la mer Rouge, aggravées par la famine, la privation d'eau et l'exclusion des services de base.

Le régime utilise la torture, les violences sexuelles et les traitements inhumains comme moyens de terreur, d'expropriation et de dépossession des ressources naturelles, tout en niant aux Afars leur droit à l'autodétermination, à la survie culturelle et à une participation politique équitable.

Le 4 juin 2025, la RSADO a officiellement saisi la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP), en vertu de l'article 55 de la Charte africaine, en exposant 25 violations distinctes de ses dispositions. Elle attend désormais une réponse ferme et des mesures concrètes de la part de la Commission.

La déclaration précise que ces crimes ne sont ni fortuits ni marginaux, mais s'inscrivent dans un programme étatique prémédité visant à exclure le peuple Afar de tout avenir en Érythrée.

Cette communication repose sur des années de documentation rigoureuse, étayée par les rapporteurs spéciaux de l'ONU, les observations de la CADHP et d'autres organisations internationales de défense des droits humains.

« Les preuves sont claires, les rapports sont accablants, et la tendance est indiscutable », souligne la RSADO, tout en saluant la reconduction du mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits humains en Érythrée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. « Le peuple Afar d'Érythrée n'est pas victime d'un oubli, mais d'une politique de destruction méthodique. »

L'organisation insiste : le silence doit cesser. Elle appelle l'ensemble de la communauté internationale, y compris l'ONU, l'Union africaine, l'Union européenne, l'IGAD et les États concernés, à agir immédiatement.

Parmi les actions demandées figurent des sanctions ciblées contre les responsables et entités impliqués dans les crimes, le gel de leurs avoirs, des interdictions de voyage, le renvoi de la situation à la CPI ou au Conseil de sécurité, et la mise en place d'une commission internationale d'enquête indépendante sur les crimes commis dans la région Afar.

La RSADO plaide également pour l'isolement diplomatique du régime érythréen tant que la répression continue, et pour un soutien concret au droit du peuple Afar à la justice, à la protection et à l'autodétermination.

« Les Afars ne demandent pas de pitié, mais des droits garantis par le droit international. Chaque jour sans réponse est un jour de plus de souffrance, de disparition culturelle et de destruction irréversible. L'heure d'agir, c'est maintenant. »

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