Cameroun: Présidentielle 2025 - Qui détient la légitimité au Manidem entre Ekane et Yebga ?

22 Juillet 2025

La présidentielle 2025 au Cameroun connaît un rebondissement inattendu avec l'émergence d'une candidature parallèle au sein du MANIDEM. Cette situation soulève des questions cruciales sur la légitimité politique et les manoeuvres électorales.

Une candidature surprise qui divise

M. Yebga s'est récemment présenté comme président du MANIDEM en déposant sa candidature à ELECAM, créant une confusion avec Anicet Ekanè du MANIDEM, qui avait investi Maurice Kamto. Cette dualité apparente interroge sur qui détient réellement l'autorité pour représenter le parti devant l'institution électorale.

La situation révèle les tensions internes de l'opposition camerounaise et les stratégies de déstabilisation à l'approche du scrutin présidentiel d'octobre 2025.

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La légitimité juridique tranchée par le MINAT

Depuis juillet 2018, une lettre officielle du MINAT reconnaît Anicet Ekanè comme président légitime du MANIDEM. Cet acte administratif, signé par le ministre Paul Atanga Nji, constitue l'unique référence légale pour ELECAM.

La décision judiciaire de 2020 invoquée par Yebga ne concerne principalement que le CPP et n'invalide nullement la présidence d'Ekanè. En droit, cette décision ne peut produire d'effets qu'à l'égard des parties directement concernées, excluant le MANIDEM de son champ d'application.

Une stratégie de déstabilisation politique ?

L'apparition soudaine de cette candidature parallèle ressemble à une opération calculée pour introduire une confusion artificielle. L'objectif semble multiple : délégitimer l'investiture de Maurice Kamto, créer un prétexte pour geler l'examen de son dossier, et alimenter la propagande sur la division de l'opposition.

Cette manoeuvre intervient à un moment stratégique du processus électoral, révélant les enjeux considérables de la campagne électorale 2025.

Risques pour la crédibilité démocratique

Si ELECAM considérait cette candidature sans validation préalable du MINAT, cela constituerait une violation du droit électoral. Une telle décision risquerait de provoquer un tollé populaire et des pressions diplomatiques internationales, fragilisant davantage la crédibilité du scrutin.

L'enjeu dépasse la simple querelle de légitimité : il s'agit de préserver l'intégrité du processus démocratique et le droit des citoyens à choisir librement leurs représentants dans un cadre légal transparent.

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