Depuis le 6 juillet, Tareq Narod est porté disparu en mer. Adel Narod, frère du disparu, explique que les recherches continuent. Le silence des flots n'a toujours pas livré ses secrets. Quinze jours après la disparition en mer de Tareq Narod, 28 ans, un passionné de kitesurf, les recherches se poursuivent avec ténacité, même si les chances de le retrouver vivant s'amenuisent. Le 15 juillet, une lueur d'espoir a traversé les coeurs endeuillés : sa voile de kitesurf a été retrouvée.
Depuis les premiers jours, la famille, des proches et plusieurs volontaires se relaient pour inspecter les zones côtières et les îles du nord, notamment le Coin de Mire et l'île Ronde. «Malheureusement, jusqu'ici, cela n'a rien donné. On a diminué les recherches. La gardecôte garde un oeil en effectuant ses rondes quotidiennes, selon ce qu'on m'a dit», ajoute Adel.
Le 6 juillet, en début d'après-midi, Tareq s'était aventuré en mer, comme à son habitude, pour une session de kitesurf. Ce sport qu'il pratiquait depuis son adolescence, il le connaissait bien. Mais ce jourlà, il n'est jamais revenu. Le vent, la houle ou un incident en mer ? Les hypothèses s'accumulent, mais aucune certitude ne permet encore d'expliquer ce qui a pu se passer.
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Un appel à l'aide avait même été lancé aux autorités réunionnaises, mais cette piste a été freinée par des contraintes de juridiction maritime. «Il y a eu des discussions, mais cela reste une question de territoire», explique Adel, visiblement épuisé par l'attente.
Malgré tout, les Narod gardent espoir. Même s'il est ténu. La mer peut être cruelle, mais elle sait parfois rendre ce qu'elle a pris. En attendant, le silence de l'océan reste lourd et la voile retrouvée flotte désormais comme un symbole : celui d'un frère, d'un fils, d'un ami que personne n'est prêt à oublier.