Tunisie: Tournant historique, bilan honorable !

25 Juillet 2025
opinion

Le 25 juillet 2021, une date importante dans l'histoire de la République, qui renaît de ses cendres. Grâce à une volonté présidentielle libre, courageuse et souveraine, la République retrouve ses lettres de noblesse, et la fête de la République son sens. Aujourd'hui, le peuple tunisien peut enfin célébrer dans une grande liesse et avec fierté cette fête nationale. L'histoire de la Tunisie contemporaine retiendra certes ce tournant décisif.

Le 25 juillet 2021, le Président Kaïs Saïed a suspendu le Parlement et démis le gouvernement en place de ses fonctions, sauvant ainsi tout le pays d'un chaos certain et d'une dérive institutionnelle dangereuse. Une décennie noire qui a mis le pays à genoux au vrai sens du mot. Car, au lieu de se pencher sur les vrais maux de la nation, les responsables qui ont gouverné le pays une décennie durant se sont livrés à des querelles politico-politiciennes. Assassinats politiques, opérations terroristes aux quatre coins du pays, violences au parlement, chômage... La liste est vraiment longue.

Elu par le peuple, le Président de la République était dans l'obligation d'assumer ses responsabilités en protégeant le pays de toutes sortes de dérives et de garantir sa stabilité politique, sa sécurité et son indépendance.

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Il est vrai que le Président Kaïs Saïed n'a pas derrière lui une machine politique qui prône la démagogie, diffuse les promesses non tenues et induit en erreur le peuple. En revanche, son vrai atout, c'est le capital confiance dont il jouit auprès de la majorité écrasante du peuple tunisien. On peut critiquer l'homme, mais on ne peut en aucun cas nier son amour pour ce pays et ses positions constantes en faveur de sa souveraineté et de la lutte sans merci contre la corruption et la malversation. Il s'agit d'une orientation claire vers la souveraineté nationale; le refus des diktats du Fonds monétaire international (FMI) en est la parfaite illustration.

C'est ainsi que ces positions fermes mais aussi cette démarche éclairée ont commencé à porter leurs fruits en un temps relativement court : régularisation de la situation des enseignants contractuels, des ouvriers de chantiers et la fin du recours à la sous-traitance dans les entreprises publiques et privées. Il s'agit là d'une vraie politique sociale qui permet aux Tunisiens d'être traités sur un pied d'égalité, de jouir pleinement de leurs droits socioéconomiques et de partager les richesses de la nation. Un vrai Etat social est en train de voir le jour dans la Tunisie nouvelle.

Cela dit, tout le monde est plus que jamais appelé à mettre la main à la pâte et contribuer efficacement à l'édification d'une Tunisie nouvelle où chaque citoyen trouvera son compte. L'administration tunisienne, quant à elle, est dans l'obligation de se débarrasser de son inertie et de s'impliquer davantage dans la guerre de libération nationale. Car, disons-le franchement et sans amalgame, bon nombre d'institutions publiques ne sont pas en mesure de suivre et de concrétiser les orientations courageuses du Chef de l'Etat. Or, faut-il le rappeler une fois pour toutes, l'administration, les institutions publiques et tous les membres du gouvernement sont là pour exécuter les décisions présidentielles et les mettre sur les rails. La lourdeur manifeste de l'exécution de certains projets, notamment présidentiels, n'a aucune explication ni excuse.

La célébration de la fête de la République doit raviver en nous l'espoir d'une Tunisie nouvelle où il fait bon vivre, à condition que tous les Tunisiens et Tunisiennes contribuent pleinement à l'édification de leur pays.

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