Sénégal: Bakel - Des personnes déplacées rapatriées vers leur pays d'origine (préfet)

Bakel — Des groupes de personnes qui avaient trouvé refuge dans des villages du département de Bakel (est), le 1er juillet dernier, à la suite des attaques d'une position de l'armée malienne à Diboli, localité située près de la frontière avec le Sénégal, ont été rapatriés dans leur pays d'origine, a appris l'APS de source officielle, vendredi.

Au lendemain des attaques du poste de Diboli, au Mali, le 1er juillet dernier, des groupes de personnes se sont déplacés pour trouver refuge sur le territoire sénégalais, notamment dans le département de Bakel, a rappelé Daouda Sène, le préfet du département de Bakel dans un entretien avec l'APS.

"Depuis les attaques du poste de Diboli, on a reçu deux vagues successives de déplacés. La première est arrivée le 9 juillet et était scindée en deux groupes. L'un était installé à Aroundou et Balou et l'autre à Daharatou appelé Ouro Thierno", a expliqué M. Sène.

"Le premier groupe était constitué d'une quarantaine de personnes qui avaient traversé le fleuve pour arriver à Bakel. Quant au deuxième, il était constitué d'un père de famille, de six femmes et de plusieurs enfants", a-t-il détaillé.

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Le préfet décrit ainsi leur présence sur le territoire sénégalais comme une situation sensible "qu'il fallait gérer avec beaucoup de tact et de méthode".

"A travers nos services de renseignements, on a demandé à ceux qui étaient à Aroundou et Balou de retourner au Mali et de suivre les procédures pour avoir le statut de réfugié", a-t-il dit.

A Daharatou, a signalé le préfet, "cinq femmes étaient venues sans leurs époux. Elles ne pouvaient pas être traitées comme des réfugiées au sens du droit international".

"Au moment où on s'apprêtait à expulser ces dames, une autre vague de déplacés est arrivée dans la nuit de samedi au dimanche dernier. Il s'agit de 16 chefs de famille, venus de la frontière et trois autres qui ont emprunté une autre voie", a fait savoir l'autorité administrative.

"C'est ainsi qu'on a organisé un rapatriement mardi dernier et ils sont repartis au Mali", a indiqué M. Sène qui a signé dans la foulée un arrêté portant interdiction de circulation des motos de minuit à 6 heures pour des raisons de sécurité.

L'autorité administrative a déclaré avoir "instruit les sous-préfets d'organiser des rencontres dans le cadre de la sécurité collaborative". Une rencontre à laquelle sont conviés tous les maires, les chefs de villages, les présidents d'ASC pour passer le message, c'est-à-dire signaler toute personne suspecte, étrangère à la communauté", a insisté le préfet.

Il a également demandé aux chefs de villages d'organiser des assemblées de villages et de mettre en place des comités de veille et d'alerte, et de rester toujours vigilants.

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