Au Tchad, le séminaire sur la décentralisation qui a débuté, lundi 21 juillet, a pris fin, vendredi 25 juillet, en présence des autorités du pays, des représentants des collectivités locales, de membres de la société civile, de partenaires techniques et financiers, mais aussi du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno. Suite à cette semaine de concertations, une feuille de route sera intégrée, au plan national de développement, ainsi qu'un calendrier de sa mise en application.
Au total, plus de 300 participants ont ainsi été réunis pour faire de la décentralisation « un levier de la transformation structurelle de la gouvernance territoriale » et par voie de conséquence, une plus grande autonomie des collectivités locales.
La décentralisation pour être au plus près des Tchadiens et de leurs attentes, c'est le projet que le chef de l'État, Mahamat Idriss Déby Itno, dit défendre : « Le développement de notre pays ne peut plus se décréter seulement, depuis la capitale. Je prends l'engagement solennel de faire de la décentralisation, une priorité d'action d'État, au même titre que la sécurité et l'unité nationale. »
Progressivement, les collectivités pourront avoir des ressources humaines et financières propres, afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de l'État central, mais le président tchadien a annoncé la nomination d'administrateurs territoriaux qui assureront « une tutelle sur les collectivités locales ».
Pour Soumaïne Adoum, porte-parole de la plateforme de la société civile tchadienne, Wakit Tama, et consultant en développement rural, les pouvoirs locaux doivent jouir d'une indépendance pleine et entière. « Le fonctionnement général de l'État est gangrené par le phénomène de corruption. Si c'est, de nouveau, des agents de l'État qui contrôlent leur fonctionnement, leurs décisions, etc... c'est une porte ouverte pour le transfert de ce virus-là, au niveau local », tient-il à souligner.
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Mais Mahamat Idriss Déby se veut rassurant. Il s'agira d'une collaboration entre les collectivités et les administrateurs territoriaux. Ces derniers auront un rôle de contrôle, sans ingérence dans les affaires des collectivités.