Congo-Kinshasa: Le coordonnateur de la Frivao arrêté pour des soupçons de mauvaise gestion

En République démocratique du Congo (RDC), Chancard Bolukela, coordonnateur du Fonds de réparation et d'indemnisation des victimes des activités Illicites de l'Ouganda en RDC (Frivao) a été arrêté, vendredi 25 juillet, à Kinshasa. Des soupçons de mauvaise gestion pèsent sur le jeune homme de 27 ans.

Le Frivao a été créé pour assurer l'indemnisation des victimes congolaises des exactions attribuées à l'armée ougandaise, dans l'Est de la RDC. Il a été mis en place, après une décision de la Cour internationale de Justice, en faveur de la RDC.

Selon nos informations, Chancard Bolukela, responsable du Frivao, est détenu, depuis vendredi, au Parquet général près la Cour d'appel de Kinshasa-Gombe, sans avoir été entendu par les magistrats. Le jeune homme de 27 ans a toutefois été auditionné à deux reprises, tout d'abord par la police judiciaire des parquets puis, par la Cellule nationale des renseignements financiers.

Ces auditions auraient porté sur les rapports entre ce jeune gestionnaire et l'ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, qui l'avait nommé, l'an dernier, et, aujourd'hui, jugé pour un détournement supposé de fonds publics.

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Il aurait aussi été interrogé sur sa gestion du Frivao. Le mouvement citoyen Filimbi a récemment dénoncé, dans un rapport, des malversations financières dans cet établissement public. Le rapport pointait par exemple l'attribution d'un marché « dans des conditions opaques » à une entreprise Kinoise pour « la production d'un documentaire à 1,2 million de dollars ». Des pratiques de fraude, d'extorsion et de détournement étaient aussi dénoncées dans l'indemnisation des victimes.

Depuis, ce rapport du mouvement citoyen Filimbi n'a fait l'objet d'aucune réaction officielle de la part des responsables de l'institution. Une association des victimes a pourtant vanté le bilan du coordonnateur du Frivao, dans un mémorandum adressé, samedi 26 juillet, au président de la République. Dans ce texte, l'actuel ministre de la Justice est accusé d'avoir orchestré cette interpellation à des fins politiques.

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