Cameroun: Rejet de la candidature de Maurice Kamto - Une décision politique aux relents arbitraires

27 Juillet 2025

Le rejet de la candidature de Maurice Kamto à la présidentielle de 2025 suscite de plus en plus d'interrogations sur la neutralité de l'institution électorale camerounaise. Officiellement, c'est la multiplicité d'investitures qui justifierait l'exclusion du candidat du MANIDEM.

Pourtant, cette même logique juridique ne semble pas s'appliquer au RDPC, ni à d'autres formations comme UNIVERS, malgré des situations similaires.

Cette incohérence alimente l'idée que l'invalidation du dossier de Kamto n'est pas une décision fondée sur le droit électoral, mais sur des considérations politiques visant à écarter un adversaire redouté. L'usage sélectif des règles laisse penser que l'indépendance d'ELECAM reste plus que jamais sujette à caution. Le cas du MANIDEM, qui a investi Kamto, vient accentuer ce malaise : son siège à Douala est, à ce jour, le seul encerclé par les forces de l'ordre parmi les 70 partis dont les candidatures ont été rejetées.

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Ce traitement disproportionné interroge. Le conseil constitutionnel, souvent moqué pour ses décisions ponctuées de « Irrecevable » ou « Incompétent », va-t-elle enfin lire et appliquer le droit de manière équitable ? Rien ne semble moins sûr à la lumière des récentes pratiques. En lieu et place d'un processus transparent, le Cameroun semble glisser vers une simulation de démocratie, où les procédures servent à légitimer l'exclusion plus qu'à garantir le choix libre des électeurs.

Alors que les recours se préparent, l'opinion publique reste en alerte. Le climat préélectoral s'échauffe, nourri par un sentiment grandissant de confiscation du jeu démocratique. Cette affaire pourrait bien redessiner les contours de la campagne à venir, entre méfiance institutionnelle et lutte pour l'égalité de traitement.

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