Mali: Lutte contre le terrorisme - Les États-Unis se repositionnent au pays

Les combattants de l'Al-Qaïda, de l'État islamique du Grand Sahara et du groupe de soutien à l'islam et aux musulmans restent actifs au Mali. Pour Washington, l'activisme de ces groupes terroristes constitue une menace pour les intérêts américains dans la région, promettant de coopérer avec les autorités maliennes en vue d'une « lutte efficace ».

Les États-Unis restent engagés dans la lutte contre le terrorisme et prêts à collaborer avec le Mali dans celle-ci, a annoncé, le 22 juillet dernier, le sous-secrétaire d'État adjoint pour l'Afrique de l'Ouest au département d'État et envoyé spécial des États-Unis au Sahel, William Stevens, au terme d'une visite de travail au Mali. L'émissaire américain a indiqué la feuille de route de Washington dans la lutte contre ces groupes terroristes, à travers la coopération avec le Mali.

« La lutte contre le terrorisme, c'est la lutte de tout le monde. Al-Qaïda, le JNIM (Jama'at Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin ou Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans), l'État islamique dans le Grand Sahara sont des menaces pour les États-Unis. Lutter contre eux, ce serait vraiment une aubaine pour nous de collaborer avec le Mali[...] Ce sont des terroristes qui sont sanctionnés par les États-Unis. Ce que nous pouvons faire, c'est essayer de bloquer leur argent qui se trouve dans les différents comptes et de faire en sorte qu'ils n'aient plus accès à d'autres financements », a souligné William Stevens.

Outre la coopération sécuritaire, Washington et Bamako entendent renforcer leurs relations bilatérales dans les domaines de la santé et du commerce. Les États-Unis vont procéder sous peu à la création de la Chambre américaine de commerce, permettant à leurs investisseurs de s'installer au Mali et de travailler avec les investisseurs maliens, a annoncé William Stevens, à l'issue d'une entrevue avec le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Les deux personnalités ont aussi abordé les sujets portant sur le respect de la souveraineté des États, le processus de paix et les perspectives de coopération économique.

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La visite à Bamako du diplomate William Stevens intervient après plusieurs mois de tractations, notamment avec le passage au début du mois du directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme à la Maison Blanche, Rudolph Atallah, ainsi qu'en février dernier des représentants de l'US Africa Command. Le Mali a également participé à des programmes régionaux appuyés par les États-Unis, tels que Juniper Shield et Obsidian Mosaic, qui visent à soutenir la lutte contre le terrorisme au Sahel par des formations, des équipements et des missions conjointes. Ces initiatives avaient été mises en sommeil après le coup d'État de 2021, avant de connaître un début de réactivation cette année.

Les autorités maliennes et la délégation américaine ont convenu depuis de maintenir un dialogue régulier sur les questions de sécurité et de coopération. Ces contacts traduisent « la volonté des deux parties(américaine et malienne) d'explorer des voies de collaboration dans le respect de la souveraineté nationale et des priorités maliennes », a déclaré le ministère malien des Affaires étrangères.

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