Ile Maurice: Joëlle Coret - «Les artistes mauriciens ne sont plus seuls dans leurs revendications»

La présidente de l'Union des artistes était présente en juin à Genève pour le 23e Congrès mondial de la Fédération internationale des musiciens. L'occasion pour elle de plaider pour la reconnaissance des artistes mauriciens.

Comment s'est passée votre participation en tant qu'ambassadrice du pays au 23e Congrès mondial de la Fédération internationale des musiciens (FIM) ?

Ma participation à ce congrès a été une expérience extrêmement enrichissante, sur les plans humain, professionnel et institutionnel. C'était un honneur de représenter l'île Maurice et de porter la voix de nos artistes dans une instance aussi prestigieuse, et où des délégués de syndicats et d'associations de musiciens du monde entier s'étaient rassemblés. Ce fut également une belle opportunité de faire connaître la réalité de notre secteur artistique à l'échelle internationale et d'établir des liens de solidarité avec des représentants d'autres pays confrontés à des défis similaires.

Vous avez donc plaidé pour la reconnaissance des artistes mauriciens. Sur quoi était axé le débat et qu'avez-vous retenu de positif ?

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Effectivement, j'ai eu l'occasion de présenter une motion en faveur de la reconnaissance du statut de l'artiste mauricien. Ce plaidoyer a suscité beaucoup d'intérêt et a été bien accueilli par les délégations. Le débat a permis de mettre en lumière la précarité dans laquelle vivent de nombreux artistes locaux, malgré leur contribution essentielle à notre culture et à notre société.

Ce que je retiens de plus positif, c'est la solidarité exprimée par les autres organisations présentes ainsi que le vote favorable de la FIM pour soutenir notre démarche. Cela démontre que notre combat est légitime et partagé, et nous donne une reconnaissance internationale précieuse dans nos revendications locales.

Quelles sont les retombées pour L'Union des artistes ?

Ma participation a renforcé la position de l'Union des artistes comme un interlocuteur crédible sur le plan international. Elle nous permet de bénéficier d'un appui formel de la FIM pour défendre le statut de l'artiste auprès des autorités mauriciennes, un accès à des ressources, formations et réseaux internationaux pour améliorer les conditions de travail des artistes, et un échange direct avec d'autres syndicats pour apprendre de leurs expériences en négociation collective, redevances numériques, ou encore l'encadrement de l'intelligence artificielle dans le domaine artistique.

C'est un tournant important dans notre combat : désormais, nous ne sommes plus seuls. Nous faisons partie d'un mouvement mondial qui milite pour des droits équitables et durables pour tous les artistes.

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