Des membres du Gouvernement, ainsi que de hauts repsonsables auprès de la Justice ont apporté des éclaircissements sur l'affaire des cinq Boeing 777, lors d'un point de presse organisé à Anosy.
Des « manoeuvres frauduleuses ». C'est par ces termes que l'Etat malgache explique l'affaire des cinq Boing 777. Les ministres en charge des Transports, de la Sécurité publique et de la Gendarmerie, en présence de hauts responsables de la Justice, ont annoncé la version officielle, lors d'un point de presse organisé dans les locaux du Ministère des Transports et de la Météorologie, à Anosy. A noter que l'affaire concerne un projet d'exploitation de lignes aériennes internationales impliquant cinq Boeing 777-200, qui prend une tournure judiciaire et internationale.
Ce projet prévoyait la mise en place de liaisons vers l'Europe, l'Inde et la Chine. Après des inspections menées par l'Aviation civile de Madagascar (ACM), les avions avaient obtenu, en début d'année, des certificats d'immatriculation et de navigabilité provisoires valables jusqu'en avril 2025. Un accord stipulait que les immatriculations définitives seraient finalisées au Kenya une fois les contrôles techniques achevés.
Cap vers l'Iran
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Passé ce délai, aucun suivi n'a été effectué par les promoteurs et les autorisations sont devenues caduques, rendant les aéronefs apatrides. Pourtant, ces appareils ont été déplacés, d'abord vers le Cambodge puis vers l'Iran, sans autorisation ni notification, en violation des règles internationales. En juillet, leur présence en Iran avec de faux documents a été signalée aux autorités malgaches.
Lors du point de presse d'hier, les autorités ont rappelé que ces vols ont été effectués par des équipages ne disposant pas de licences valides délivrées ou reconnues par Madagascar, une infraction directe aux articles 32 et 33 de la Convention de Chicago. Les articles 18, 21 et 29, relatifs respectivement à l'interdiction du double enregistrement, aux obligations de notification et aux documents à bord, ont également été bafoués.
Recours
Face à ces violations et à ce qu'ils qualifient de « manoeuvre frauduleuse », l'État malgache a porté plainte pour atteinte à la sûreté de l'État et usage de faux. Une enquête internationale a été demandée auprès de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI). « Nous avons été trahis », ont martelé les ministres, affirmant que toutes les mesures seront prises pour protéger les intérêts et la sécurité aérienne du pays.