Depuis le début de cette semaine, Luanda, la capitale de l'Angola connaît de vives émeutes suite aux contestations de la hausse des prix du carburant initiées par les chauffeurs de taxis. Des morts sont déjà enregistrés dans ces affronts entre les forces de l'ordre et les manifestants.
Le 1er juillet 2025, les autorités angolaises ont annoncé une hausse de prix de l'essence subventionnée de 300 à 400 kwanzas le litre (soit de 0,33 à 0,43 dollars). Mais cette décision fâche les chauffeurs de taxis depuis son annonce.
Pour tenter de s'opposer à la décision, les chauffeurs ont décidé de monter au créneau, afin d'entamer des manifestations durant trois jours. Mais, débuté ce 28 juillet, les contestations ont très vite virées en émeutes dans la capitale du pays avec un bilan matériel et humain important.
En effet, plusieurs structures commerciales ont été pillées, de nombreux véhicules publics et privés endommagés, et des morts enregistrées, d'après le porte-parole de la police angolaise qui s'est exprimé dans la soirée du mardi 29 juillet 2025. Par ailleurs, l'officier de police a révélé que « 1 214 suspects » de ces actes sont déjà aux arrêts, avant de préciser que « les enquêtes se poursuivent ».
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D'après certains média locaux et internationaux, le leader des chauffeurs de taxi, Geraldo Wango dit prendre les distances avec les foules qui ont occasionné les violences dans leur mouvement qui était supposé être pacifique. Et qui commence à s'étendre dans d'autres villes.
Le leader a dans le même temps refusé la thèse selon laquelle ses confrères seraient liés aux violences et a dénoncé les arrestations arbitraires de certains de ses membres.
Il faut dire que ces actes de vandalisme de pillages n'ont pas seulement eu lieu au premier jour. Les faits se sont reproduits le 29 juillet, 2ème jour des rassemblements. Pour cela, plusieurs banques et commerces de la capitale angolaise sont fermés.
Rappelons que l'Angola est le deuxième pays producteur de pétrole dans le continent, derrière le Nigeria. Ces contestations pourraient peut-être se justifier par cette position qu'occupe le pays.