De l'intensité, du pressing, des courses et des décalages sur les côtés et des buts. Le ST a donc régalé face à l'USM, validant ainsi un second passage consécutif au Super tunisien.
Le Stade Tunisien a donc lancé sa saison par une victoire face à l'Union Sportive Monastirienne, donnant ainsi rendez-vous à l'Espérance Sportive de Tunis pour le Super tunisien. 16 février 2025 : EST-ST en finale de la supercoupe 2024. 3 août 2025, «Bis Repetita» pour les deux clubs tunisois qui vont croiser le fer pour le Super de 2025.
Dimanche dernier, le Stade a parfaitement tiré son épingle du jeu, se montrant entreprenant et dominateur face, il est vrai, à une formation usémiste expérimentale. Bonne entame de match, Onze en confiance contre une défense adverse bien poreuse. Le Stade de Chokri Khatoui a évolué un cran au-dessus en validant sa supériorité au tableau d'affichage.
Au Taïeb Mhiri, rien qu'à voir l'entame de match, l'on comprenait que la rencontre allait basculer en faveur des Stadistes, avec des opportunités offertes à Bonheur Mugisha, puis un penalty obtenu par l'avant-centre Amir Jaouadi et transformé par la sentinelle rwandaise, Mugisha, avant que l'ailier droit Khalil Ayari ne double la mise suite à un service de l'ailier gauche Amine Khemissi avant la pause.
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Et le Stade aurait même pu tuer le match puisqu' Amir Jaouadi, Ouerghemmi et Khalil Ayari avaient le 3e but au bout des crampons. Et même de retour de pause, Ayari, encore lui, et Touré pouvaient creuser davantage l'écart au score, mais de toutes les manières, la messe était dite. Face au ST, les situations chaudes, les Bleus les ont vécues sans vraiment donner le change, se heurtant à la supériorité technique payante des Bardolais, des Stadistes qui avaient dès le coup d'envoi la ferme intention de prendre un matelas confortable d'avance sur ce match.
Globalement même, survolant les débats dans la possession du cuir, les Stadistes ont toujours cherché sur ce match à aller de l'avant, à varier les combinaisons, à percer en attendant de s'engouffrer dans une brèche et de débloquer ce qui doit l'être. La résilience stadiste a donc fini par payer et aux Bardolais de faire le plein de confiance avant de croiser le champion en titre tunisien dimanche prochain.
Des pistons qui turbinent
Après des matchs de préparation poussifs, le ST a donc réussi son entrée en matière. De quoi détendre l'ambiance autour de Chokri Khatoui, quelque peu secoué après le test face à Al Ahly du Caire.
Le staff technique stadiste était donc attendu et il a vite fait de remettre les pendules à l'heure. Face au club du Ribat, avec des pistons qui turbinent, un gardien qui veille au grain, une défense impénétrable et une attaque retrouvée, le Stade a vite fait de balayer les doutes entourant l'équipe ces derniers jours.
De l'intensité, du pressing, des courses, des décalages sur les côtés et des buts. Le Stade a donc régalé, validant ainsi un second passage consécutif au Super tunisien. Enfin, volet plan de jeu et orientation globale, si Khatoui a encore débuté avec trois axiaux, le stopper Adem Arous, le libéro et capitaine Marouen Sahraoui et l'arrière droit Ouerghemi, appelé à resserrer les rangs et à garder la distance en défense, il a surtout étoffé le coeur du réacteur, le milieu avec deux pistons, Mugisha Bonheur et Yussuf Touré, une sentinelle, Rayan Smaali et un demi porté vers l'avant, Amath Ndaw, et ce, en vue de mettre la pointe Amir Jaouadi, l'ailier droit Khalil Ayari et l'ailier gauche Amine Khemissi dans de bonnes conditions pour conclure.
Par la suite, quand les carottes étaient cuites, Khatoui a même pu faire souffler ses tauliers, les Ayari, Khemissi, Smaâli, Ndaw et Touré, sans éroder la cohésion de l'équipe, mais en octroyant du temps de jeu aux attaquants Ahmed Beji, Nacef Atoui, Rifa Riahi, l'ailier gauche Hanchi et le latéral gauche. En fin de compte, 90' durant, le Stade a tourné comme une horloge et peut à présent nourrir des ambitions légitimes dans la perspective du grand format face à l'EST.