« La traite des êtres humains est un crime organisé – mettons fin à l'exploitation », tel est le thème choisi par l'Organisation des Nations Unies pour commémorer le 30 juillet, qui marque la journée mondiale de lutte contre la traite d'êtres humains.
Partout au monde, la plupart des gouvernements souhaitent remédier au phénomène de la traite des êtres humains. L'ONU informe que les victimes originaires d'Afrique constituent le groupe le plus touché par la traite des êtres humains, celles-ci représenteraient 31 % des flux transfrontaliers.
Un grand nombre de pays est affecté par la réalité de la traite, que cela se manifeste dans le pays d'origine des victimes, au cours d'un voyage ou dans divers autres pays. Ce phénomène passe par diverses manières, soit par l'exploitation sexuelle, le travail forcé, ou encore l'esclavage.
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Relayé par Guinée Matin, Maître Frédéric Loua, avocat et membre actif de la société civile, a dénoncé l’une des formes de traite de personnes dont il a déjà eu écho. Il indique qu’il « existe des réseaux bien organisés qui font venir de jeunes filles et garçons de pays voisins, comme le Mali, la Côte d’Ivoire ou la Sierra Leone ». Il poursuit en indiquant « que ces jeunes sont ensuite séquestrés dans des maisons louées, soumis à des pressions, à de la manipulation, voire de l’extorsion. On leur demande de faire appel à leurs familles pour envoyer de l’argent ou de convaincre d’autres jeunes à venir».
Une forme de violence des droits humains bien répandue dans la sous-région. L'ONU rappelle qu'entre 2020 et 2023, plus de 200 000 victimes ont été détectées dans le monde, ce qui n'est que la partie émergée de l'iceberg, car le nombre réel de cas non signalés serait bien plus élevé.
Notons que les réseaux criminels organisés sont à l'origine de cette situation de victimisation et d'exploitation, en utilisant les flux migratoires, les chaînes d'approvisionnement mondiales, les lacunes juridiques et économiques et les plateformes numériques pour faciliter la traite transfrontalière à grande échelle.
Malgré certains progrès réalisés, les réponses de la justice pénale ne suffisent pas à lutter contre ce crime qui évolue rapidement.
Pour y mettre fin, l'ONU invite les services répressifs à appliquer des lois strictes, à mener des enquêtes proactives, à renforcer la coopération transfrontalière, à cibler les financements criminels et à tirer parti de la technologie pour identifier et démanteler les réseaux de trafiquants.
