Congo-Kinshasa: Déclaration de principe RDC/M23 - Plus dure sera la transformation de l'essai de Doha

Les parties signataires pourront-ils transformer l'essai de Doha ? Autrement dit, parvenir à un accord de paix en bonne et due forme ?

Une décade après la signature de la déclaration de principe entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et l'AFC/M23 dans la capitale qatarie, force est de reconnaître que les choses n'avancent pas comme il se devait. On se doutait bien que, comme tout accord de ce genre, c'est à l'épreuve du terrain qu'on verrait sa véritable efficacité et son efficience. Et là, les choses n'ont pas tardé.

De nombreux points de friction sont en effet apparus. Ainsi, par exemple, du cessez-le-feu qui était censé entrer en vigueur le 29 juillet 2025 et là, la canonnière continue de tonner, les différentes parties se rejetant toujours la responsabilité. Les échanges de prisonniers posent également problème.

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Ce sont là quelques obstacles qui grippent encore la machine de la paix. En vérité, force est de reconnaître que le mur de défiance et de méfiance qui s'est érigé au fil des années ne s'est pas écroulé du simple fait de la médiation menée depuis de longs mois par l'émir du Qatar, Tamim ben Ahmed Al Thani. Il faudra, sans doute, encore plus de temps pour y parvenir. Cela d'autant plus qu'un acteur majeur a toujours évolué dans l'ombre, à savoir le Rwanda voisin qui, pour justifier la défense de son territoire et l'impératif sécuritaire, intervient directement sur le territoire congolais en soutien au M23. C'est dire qu'il faut une bonne dose de bonne foi de part et d'autre pour renouer les relations et s'acheminer vers une sortie définitive de crise.

À moins qu'un miracle vienne du Saint-Siège. En effet, le pape Léon XIV a renouvelé, le 30 juillet dernier, son appel à la paix dans le monde entier, tout en déplorant la mort d'une quarantaine de chrétiens dans l'attaque terroriste d'une église catholique dans l'est du Congo. « Tout en confiant les victimes à la miséricorde aimante de Dieu, je prie pour les blessés et pour les chrétiens qui, dans le monde entier, continuent à souffrir de la violence et de la persécution, exhortant tous ceux qui ont des responsabilités au niveau local et international à collaborer pour prévenir des tragédies similaires », a-t-il déclaré.

Espérons donc que la conjugaison des pressions exercées par le médiateur qatari et les prières papales parviendront à opérer les miracles que tous les Congolais espèrent, particulièrement ceux qui vivent dans la partie orientale du pays, en proie à une insécurité chronique.

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