L'exposition Le Mali selon ses photographes a ouvert ses portes le 19 juillet au musée du district de Bamako. Jusqu'au 28 septembre, le Collectif des photographes du Mali expose des clichés captés à travers tout le pays, pour valoriser la richesse du Mali, son patrimoine et ses habitants, en dépit des difficultés du moment.
De Bamako à Djenné, de Ségou à Tombouctou, de Gao à Sikasso : les photos exposées sont l'oeuvre d'un collectif de voyageurs, d'aventuriers amoureux de leur pays et soucieux de le montrer dans sa plus belle lumière.
« C'est une manière de montrer le Mali qu'on veut voir, explique Ousmane Makaveli, porte-parole du Collectif des photographes du Mali. De montrer aussi tout le potentiel que peut avoir le pays malgré les difficultés qu'il connaît ces dernières années. Le patrimoine, les pratiques culturelles, en tant que photographes, en tant qu'artistes, on a le devoir d'être optimistes et d'être passionnés ! C'est ça aussi qu'on veut transmettre aux gens. »
« Quand je les ai vus danser, j'ai trouvé ça assez beau »
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Le collectif rassemble une vingtaine de photographes, originaires de différentes régions du Mali. Parmi eux, Atou Traoré. Comme son nom l'indique, elle n'appartient pas à l'ethnie dogon, mais elle a choisi d'exposer une photo prise lors d'un festival culturel dogon.
« Sur la photo, on aperçoit un homme en train de danser lors d'une activité, la sortie des masques, explique la photographe. Ce sont des hommes dogons qui portent ces masques avec aussi des déguisements, et ils dansent et ils chantent. Je voulais savoir ce que ça représentait et quand je les ai vus danser, j'ai trouvé ça assez beau. C'est important pour moi de promouvoir la culture malienne. »
L'exposition montre également des sites culturels, religieux, ou tout simplement des hommes en train de construire un immeuble. Des hommes qui travaillent ensemble pour faire avancer le pays, comme le Collectif des photographes du Mali.
Cette exposition est visible jusqu'au 28 septembre au musée du district de Bamako, à côté de la mairie centrale.