Peut-être peu connu du grand public, le 31 juillet est une date qui commémore la Journée panafricaine des femmes ainsi que le 63e anniversaire de l'Organisation panafricaine des femmes. Cette journée a été instituée consécutivement à la Conférence des femmes africaines qui s'est tenue le 31 juillet 1962 à Dar es Salaam, en Tanzanie, donnant naissance à l'Organisation panafricaine des femmes (OPF).
Une journée qui met en lumière les apports des femmes au développement du continent, mais également de faire ressortir les entraves auxquelles elles continuent d'être confrontées.
Le thème fixé par l'Union africaine pour l'année 2025, intitulé « Justice pour les Africains et les gens d'ascendance africaine par les réparations », s'harmonise parfaitement avec le thème de la Journée panafricaine de la femme en Afrique, qui est « Faire progresser la justice sociale et économique pour les femmes africaines par le biais de la réparation ».
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Cette convergence des thèmes témoigne de la vérité fondamentale selon laquelle la libération de l'Afrique et de son peuple ne peut être réalisée sans l'autonomisation et la reconnaissance pleines et entières des contributions et des sacrifices des femmes africaines.
Pour le Président de la Commission de l'Union africaine, S.E Mahamoud Ali Youssouf « le choix du 31 juillet comme Journée panafricaine des femmes ancre notre réflexion annuelle dans le moment historique concret où les femmes africaines ont déclaré leur action collective et ont refusé d'accepter la marginalisation dans la lutte pour la liberté ».
Il poursuit en indiquant que « cette date nous rappelle que les efforts des femmes précèdent et éclairent notre travail, nous mettant au défi de reconnaître les femmes non pas comme des bénéficiaires de la libération, mais comme ses principales architectes ».
L'Union africaine nous rappelle qu'il y a 63 ans, des femmes visionnaires se sont réunies à Dar es Salaam, en Tanzanie, pour créer ce qui allait devenir l'Organisation Panafricaine des Femmes (OPF). Elles comprenaient alors ce qui reste vrai aujourd'hui : que la libération des femmes et la libération de l'Afrique sont des luttes inséparables. L'OPF n'est pas apparue comme une réflexion après coup des mouvements d'indépendance, mais comme leur avant-garde, établie une année entière avant la fondation de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) elle-même.
