Sans possibilité de compétition saine et équitable entre les acteurs politiques, on ne peut parler de démocratie dans un pays. Du Cameroun au Gabon en passant par la Côte d'Ivoire, la recette fait des émules avec des "heureux" et des malheureux. Désormais, au lieu de s'embêter à tricher aux élections ; c'est coûteux et trop compliqué ; on emprunte la courte voie en éliminant les potentiels candidats rivaux.
À entendre la déclaration de candidature d'Alassane Ouattara, il parle de son prochain quatrième mandat à la tête de son pays comme si c'est déjà acquis ou gagné. Il en a la certitude, car les candidatures de tous ses rivaux ont été rétorquées. Les élections vont en effet, cessé d'être un enjeu en Afrique au profit des candidatures. L
es présidents candidats à la manœuvre pour se maintenir à tout prix au pouvoir, insinuent, évoquent honteusement des raisons ou des soucis fallacieux de préservation de l'unité, de la paix pour justifier leur candidature de trop et l'exclusion abusive des rivaux. Or, il n'y a pas pire démarches du maintien l'instabilité, l'incertitude dans un pays que l'exclusion et l'injustice. Un régime, un gouvernement qui use, abuse de l'injustice et de l'exclusion en en faisant un mode de gouvernance, est un gouvernement, un régime aveugle qui prend un problème pour la solution et vice-versa. Que les dirigeants africains reviennent à des bons sentiments ; sinon, le rêve démocratique des peuples africains sont en train progressivement de s'effriter.