Ile Maurice: Pas de radiation des charges pour Kareena Neisius

Hier, la cour intermédiaire de Rose-Hill a statué sur la motion de radiation, déposée par les avocats de Kareena Neisius, arrêtée le 29 avril dernier, par la Financial Crimes Commission (FCC).

Dans sa décision, le magistrat Jonathan Vellien a conclu que les éléments soumis, à ce stade de l'enquête, justifient le maintien de l'accusation provisoire de «conspiracy to commit money laundering» sous la Financial Intelligence and Anti-Money Laudering Act (FIAMLA) à l'encontre de Kareena Neisius. Il a évoqué l'existence d'un «reasonable suspicion» selon lequel la prévenue aurait pu être impliquée dans un complot visant à blanchir des fonds en lien avec l'attribution de contrats pétroliers.

Il a indiqué que l'enquête en cours fournit des motifs raisonnables pour maintenir la charge provisoire. Par conséquent, la motion de radiation a été rejetée, et l'affaire se poursuivra sous l'égide de la FCC. Kareena Neisius demeure en liberté conditionnelle, après avoir été remise en liberté sous caution, quelques jours après son arrestation. La suite de l'enquête déterminera si une charge formelle sera éventuellement logée contre elle.

Les arguments de la défense : Des articles «abrogés»

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La motion de radiation de la charge provisoire avait été présentée par les avocats de la défense, Me Yahia Nazroo et Me Marylou Subramanien. Ces derniers ont soutenu que l'accusation retenue contre leur cliente repose sur des dispositions légales qui ne sont plus en vigueur. Selon eux, les articles 4, 6(3) et 8 de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA) de 2002, sur lesquels l'accusation s'est fondée, ont été abrogés et remplacés par de nouvelles dispositions introduites dans la Financial Crimes Commission Act de 2023.

Pour rappel, Kareena Neisius a été interpellée dans le cadre d'une enquête ouverte par la FCC sur des allégations d'irrégularités et de conflits d'intérêts entourant l'attribution, par la STC, de contrats de fourniture de produits pétroliers pour la période 2023-2024. Ces contrats, d'un montant total de Rs 30 milliards, avaient été accordés à MMG. Selon les enquêteurs, des liens suspects auraient été établis entre certains décideurs et MMG, soulevant des doutes sur la transparence du processus d'appel d'offres, dans lequel MMG ne figurait pas.

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