Sanction justifiée. Le désormais ancien ministre des Transports et de la Météorologie mérite ce limogeage car son acte d'autorisation de délivrer un certificat d'immatriculation provisoire aux cinq Boeing 777 est plus qu'une faute grave dont les conséquences pourraient être extrêmement importantes surtout pour le secteur aérien.
Eneffet, Madagascar risque tout simplement d'être placé sous surveillance renforcée par l'Organisation de l'Aviation civile Internationale (OACI).
Exigeante
Et ce, pour la bonne et simple raison que même si la délivrance d'immatriculation relève de la compétence souveraine de l'autorité de l'aviation civile, en l'occurrence l'ACM pour Madagascar, elle doit respecter les normes de l'OACI.
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Cette dernière se montre particulièrement exigeante afin d'éviter toute utilisation abusive ou opaque des immatriculations provisoires. Or, dans cette affaire des cinq Boeing 777, il est de reconnaître qu'il y a réellement des zones d'ombre dans les procédures suivies par l'ACM et le ministère de tutelle.
Qui plus est, l'une des entités concernées par cette affaire, en l'occurrence, l'Iran est un pays sous sanctions économiques et technologiques, notamment pour l'acquisition de matériels aéronautiques civils ou militaires. Les observateurs estiment d'ailleurs que les immatriculations provisoires délivrées par l'ACM ont été utilisées pour contourner justement les sanctions internationales.
Complices indirects
Un coup réussi pour l'Iran, si l'on peut dire ainsi, mais qui, malheureusement peut faire de l'ancien ministre des Transports et de la Météorologie et des responsables de l'ACM des complices indirects. Avec ce que cela suppose de représailles diplomatiques, de la part des pays partenaires de Madagascar, mais aussi des sanctions spécifiques au secteur aérien.
En effet, l'octroi de certificat d'immatriculation provisoire peut être considéré comme la preuve d'un niveau significatif de non-conformité aux règles de l'OACI constaté dans la supervision de la sécurité aérienne à Madagascar.
Ce qui pourrait donc entraîner cette mise sous surveillance renforcée par l'OACI, et le triste épisode la mise sous catégorie B de l'Union Européenne. Espérons ne pas en arriver là. Les secteurs des transports aériens et du tourisme, deux éléments clés de la relance économique, entreraient dans une nouvelle crise que personne ne souhaite.