Afrique: Miss littérature Afrique 2025 - Lorena Nolwen Lekeufack décroche la couronne

La grande finale de Miss littérature Afrique 2025 s'est tenue le 26 juillet à Cotonou, au Bénin, marquant un tournant majeur dans la célébration de l'intelligence féminine et de la culture africaine. Suivi par des milliers de spectateurs en ligne, l'événement a consacré la Camerounaise Lorena Nolwen Lekeufack Kamaha comme lauréate de cette deuxième édition.

Placée sur le thème « Faire de la littérature à l'ère de l'intelligence artificielle », cette édition réunissait neuf candidates âgées de 18 à 24 ans, originaires de neuf pays africains : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo-Brazzaville, Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal, Tchad et Togo.

Venue pour la première fois du Cameroun au Bénin, Lorena s'est imposée avec calme et conviction. « Je n'ai pas voulu me mettre la pression, j'ai juste laissé parler mon coeur », a-t-elle confié à la fin de la cérémonie. Reconnue pour son éloquence et sa maîtrise de la parole littéraire, elle repart avec la couronne, une écharpe, un bon d'édition de 2 millions FCFA, une enveloppe financière, des livres et d'autres divers lots.

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Le Congo n'était pas en reste grâce à la participation de Destinée Kim Issongui, première dauphine, qui s'est également distinguée en remportant le trophée de la meilleure rédaction. Le Bénin, pays hôte, a vu sa candidate Salomé Kohougbala occuper la troisième place du podium, tout en s'illustrant dans trois catégories intermédiaires : meilleur compte rendu littéraire, meilleure communication et prix de la deuxième dauphine.

D'autres pays ont aussi été honorés : la Côte d'Ivoire avec Laurette Kimou pour la présentation originale, la Guinée avec Mamy Kolie, sacrée miss Fair play, et bien sûr le Cameroun, à nouveau distingué grâce à Lorena pour le prix de la culture littéraire.

Présidant le jury, Fa Salembier a livré un message vibrant à l'issue du concours. Il y voit « une promesse que les mots auront toujours une place dans nos sociétés ». Pour lui, cette édition a mis en lumière « une jeunesse lettrée, rêveuse, courageuse », dont les mots sont autant d'actes de résistance et de relance.

Initié en 2016 par Carmen Fifamè Toudonou, autrice, journaliste et communicatrice béninoise, le concours Miss littérature se révèle être un manifeste vivant de la parole féminine africaine, une scène d'expression où s'allient le verbe, le rêve et l'engagement. À travers cette initiative, Carmen Fifamè, cette passionnée des livres et défenseuse de la littérature féminine, entend et veut accroître l'accès des femmes à la scène littéraire. « Le nombre d'écrivaines africaines reste encore trop faible, alors que la littérature a besoin de toutes les voix, surtout celles des femmes », a-t-elle déclaré.

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