Soudan: L'ambassadeur du pays en Russie - L'annonce d'un gouvernement parallèle par la milice rebelle est un acte isolé condamné au niveau national et international

L'ambassadeur du Soudan auprès de la Fédération de Russie, Mohamed Al-Ghazali Siraj a tenu hier une conférence de presse au siège de l'ambassade, en présence de représentants des médias russes et d'agences de presse. Il y a abordé l'annonce faite par la milice des Forces de Soutien Rapide concernant la formation d'un soi-disant Conseil présidentiel pour un gouvernement transitoire de paix dirigé par le rebelle Mohamed Hamdan Daglo.

L'ambassadeur a exprimé la condamnation du gouvernement soudanais de cette tentative, qu'il a qualifiée de violation flagrante de la souveraineté du Soudan. Il a appelé les États et les organisations régionales et internationales à rejeter cette initiative et à ne pas reconnaître ce qu'il a qualifié de gouvernement parallèle illégitime proclamé par la milice terroriste le 26 juillet.

L'ambassadeur Al-Ghazali a précisé que cette démarche est isolée par nature, car elle repose sur une charte politique d'un regroupement nommé Tassiss, signée en février dernier à Nairobi, la capitale kenyane, pour la formation d'un gouvernement parallèle. Il a ajouté que cette annonce avait, dès son origine, suscité des condamnations et des réprobations de la part des Nations Unies, de l'Union Africaine, de la Ligue des États Arabes, ainsi que de nombreux pays amis et membres du Conseil de sécurité, y compris la Russie.

Il a souligné que le rejet exprimé par ces États et organisations s'explique par le fait qu'un tel acte constitue une atteinte manifeste à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Soudan, une violation de la Charte des Nations Unies et de l'Acte constitutif de l'Union Africaine, et une menace à la paix et à la sécurité internationales, en permettant à des groupes rebelles d'être accueillis et soutenus pour créer des entités opposées à un État souverain reconnu sur les plans régional et international.

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L'ambassadeur a évoqué le soutien logistique et politique reçu par cette milice de la part des Émirats Arabes Unis, ainsi que le rôle de certains pays comme le Kenya, qui accueille cette mascarade sans égard pour la situation géopolitique du continent africain, en accordant ainsi une légitimité politique à des groupes rebelles et terroristes oeuvrant à la fragmentation du continent et à la menace de sa sécurité.

Il a également abordé les graves violations et infractions au droit international et humanitaire commises par cette milice contre les citoyens soudanais, ainsi que sa destruction systématique des infrastructures, son ciblage des institutions de l'État dans une tentative manifeste d'effacer l'identité culturelle et civilisationnelle du Soudan. Il a affirmé que toutes ces actions sont soutenues directement par les Émirats Arabes Unis et certains pays voisins comme le Kenya et le Tchad, qui facilitent le passage de l'aide militaire à la rébellion.

En réponse aux questions des journalistes, l'ambassadeur a affirmé que le gouvernement et le peuple soudanais feront face à ces tentatives avec davantage de victoires, précisant que le peuple soudanais, uni autour de ses forces armées et de sa direction, est capable de répondre à ces agissements. Il a exprimé ses remerciements aux pays qui ont soutenu le Soudan durant cette crise, en tête desquels la Russie, dont la position a toujours été constante en faveur de la souveraineté et de l'unité territoriale du Soudan. Il a également salué le gouvernement et le peuple russes pour leur solidarité avec le Soudan en cette période critique. AfA

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