Le gouvernement sénégalais veut renforcer la transparence dans la gestion publique. Quatre projets de loi sur la corruption, la protection des lanceurs d'alerte ou encore l'accès à l'information doivent bientôt être débattus à l'Assemblée nationale. Une promesse phare du nouveau pouvoir.
C'est une réforme emblématique que prépare l'exécutif sénégalais. Les quatre projets de loi ont été adoptés le 30 juillet... Le premier texte réforme l'Office national de lutte contre la corruption, avec un cadre juridique renforcé pour redynamiser cet organe qui existe depuis 2012. Autre mesure forte : un statut pour les lanceurs d'alerte, qui prévoit un encadrement légal, une protection contre les représailles, ainsi qu'un accompagnement juridique et financier pour ceux qui signalent des faits graves.
Le projet de loi sur la déclaration de patrimoine impose de son côté aux responsables publics de déclarer leurs biens en début et en fin de mandat, afin de prévenir tout enrichissement illicite. Enfin, la loi sur l'accès à l'information garantit aux citoyens le droit de consulter des données publiques, avec des obligations de transparence pour l'administration.
Moraliser la gestion des finances publiques
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Ces réformes répondent à des attentes fortes de la société civile et s'inscrivent dans une volonté affichée de moraliser la gestion des finances publiques. Le président Bassirou Diomaye Faye y voit un levier pour restaurer la confiance citoyenne, et le Premier ministre Ousmane Sonko affirme que ces dispositifs empêcheront qu'un scandale comme celui de la dette cachée ne se reproduise.
Une réunion du bureau de l'Assemblée nationale est prévue le 6 août, le calendrier de cette session extraordinaire pourrait être fixé à cette occasion.