50 personnes ont été kidnappées vendredi soir dans l'État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria. Selon un rapport d'experts rédigé pour le compte de l'ONU que l'AFP a consulté, ce nouveau kidnapping de masse mené par les « bandits » locaux est le signe de la dégradation de la situation dans l'État de Zamfara.
C'est le premier kidnapping de masse ce mois-ci dans l'État de Zamfara. Cette fois, 50 personnes ont été enlevées, après l'attaque du village de Sabon Garin Damri, vendredi soir, par des hommes armés. Ce nouveau kidnapping de masse mené par les « bandits » locaux est le signe de la dégradation continue de la situation sécuritaire dans l'état de Zamfara et dénote une « tendance préoccupante » selon ce rapport.
Le 18 juillet 2025, les bandits locaux avaient déjà assiégé pendant de longues heures la communauté de Kairu. Six personnes ont été tuées, une centaine d'autres villageois ont été faits prisonniers à l'issue de cet assaut.
33 morts dans un autre rapt de masse
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Une dizaine de jours plus tard, on a appris la mort d'au moins 33 victimes de kidnapping par ces gangs liés au crime organisé et qui collaborent parfois avec les djihadistes, dans l'État de Zamfara. Ces personnes avaient été enlevées au mois de février dans le village de Banga. Les survivants ont raconté que les victimes ont été abattues froidement ou même égorgées. Trois bébés seraient également morts au cours de leur captivité, faute de soin et de nourriture.
Pourtant, une rançon de près de 30 000 euros avait déjà été versée par la communauté. Ce terrible incident a conduit à une manifestation de la société civile, qui demande la démission du gouverneur local, Dauda Lawal, accusé de laisser la population de Zamfara totalement livrée à elle-même, face à cette insécurité grandissante.
Les forces de sécurité nigérianes ont pourtant revendiqué avoir tué ces dernières semaines des dizaines de membres de ces gangs liés au crime organisé, lors d'opération dans le centre et l'ouest du Nigeria. Mais la situation se détériore toujours, notamment dans l'état de Niger, proche de la capitale Abuja, où une cellule de Boko Haram se serait aussi implantée, selon les travaux de l'Institut des études de sécurité de Pretoria.