Une atmosphère lourde et tendue règne ce matin dans les deux principales métropoles camerounaises. Alors que le Conseil constitutionnel s'apprête à rendre publiques, au cours d'une audience très attendue, ses décisions sur les recours déposés contre les candidatures rejetées par Elections Cameroon (ELECAM), les rues de Douala et Yaoundé sont placées sous haute surveillance.
Sur les 35 recours enregistrés, c'est bien celui introduit par le Manidem qui retient le plus l'attention. En cause : l'invalidation des candidatures de deux de ses figures, dont celle de Maurice Kamto, leader politique emblématique et figure centrale de l'opposition. Ce rejet a suscité une vive émotion chez ses partisans et dans plusieurs cercles d'opinion.
Anticipant d'éventuelles manifestations ou débordements, les autorités ont déployé un impressionnant dispositif sécuritaire. À Douala comme à Yaoundé, les forces de maintien de l'ordre sont visibles à tous les grands carrefours et points stratégiques.
Sur les réseaux sociaux, des appels à l'action ont été lancés par des individus se revendiquant proches du professeur Kamto, appelant à la vigilance ou à des mobilisations citoyennes. Pour l'heure, aucun mouvement de foule n'a été observé, mais la tension est palpable.
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Tous les regards sont désormais tournés vers le Conseil constitutionnel, où le président Clément Atangana doit rendre le verdict final dans les prochaines heures. Un verdict qui pourrait redessiner le paysage politique à l'approche de la présidentielle d'octobre prochain... ou enflammer davantage les esprits.
Au moment où nous rédigeons cet article, on enregistre déjà l'arrestation d'un individu à l'entrée du Palais des Congrès par les forces de maintien de l'ordre.
