Cameroun: Présidentielle 2025, recours au Conseil constitutionnel - La police quadrille la ville de Yaoundé

camer.be
Clément Atangana le président de la Cour constitutionnelle du Cameroun

A Yaoundé, capitale politique camerounaise, le pouvoir RDPC y a déployé un important dispositif mené par les forces de l'ordre, lesquelles ont pris position dans tous les secteurs clés de ladite ville.

Tous les grands carrefours et secteurs stratégiques sont quadrillés par les hommes en tenue envahis par les civils , décidés tous à se rendre au siège du Conseil constitutionnel pour suivre les débats en direct.

A la Poste Centrale, le centre-ville de la capitale camerounaise, plusieurs policiers y sont postés depuis hier nuit. L'impressionnant déploiement est complété par des blindés, exceptionnellement mis en service.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Dans d'autres quartiers de la ville, la situation est identique. A Mfandena, par exemple, au lieu-dit Mobile Omnisports, les forces de l'ordre ont dégagé le carrefour, d'habitude fortement occupé par le stationnement des motos et des ventes à la sauvette.

Tous les moyens sont ainsi bons pour les autorités camerounaises pour tenter de dissuader tous ceux qui vont se rendre au Conseil constitutionnel ce jour afin de s'assurer si la candidature de leur candidat à l'élection présentielle d'octobre 2025.

Bien que ces sorties massives annoncées sur la toile vers le Conseil constitutionnel se veulent « pacifiques », elles visent le départ du Président Paul Biya et la réhabilitation de plusieurs candidats à l'élection présidentielle du 12 octobre prochain, recalées « injustement » selon plusieurs sources à la course.

Rappelons que des manifestations ont d'ores et déjà été interdites par les autorités (Le Préfet du Mfoundi).

Mais apparemment, rien n'y fait. Autorisation ou pas, les partisans de celui qui est arrivé deuxième à la dernière présidentielle vont bien tenir ces manifestations. Un bras de fer de plus entre pouvoir et opposition...

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.