Afrique Centrale: BGFI Holding reporte la cotation à la BVMAC en raison d'un différend entre actionnaires

TLDR

  • BGFI Holding Corporation (BHC) a reporté son projet d'introduction à la Bourse des Valeurs Mobilières d'Afrique Centrale (BVMAC).
  • Ce report fait suite à l'opposition des actionnaires qui affirment que les récents changements de direction
  • L'introduction en bourse devait offrir 1 573 536 actions, soit 10 % du capital de BGFI Holding, dans le but de lever 125,8 milliards de francs CFA (environ 222 millions de dollars).

BGFI Holding Corporation (BHC) a reporté son projet d'introduction à la Bourse des Valeurs Mobilières d'Afrique Centrale (BVMAC), en raison d'une procédure judiciaire en cours initiée par des actionnaires dissidents. La société a annoncé sa décision le 28 juillet 2025, quelques jours avant la date d'introduction prévue pour le 31 juillet.

Ce report fait suite à l'opposition d'actionnaires qui soutiennent que les récents changements de direction - notamment la nomination du PDG de longue date, Henri-Claude Oyima, au poste de ministre d'État du Gabon et la mise en place d'une nouvelle équipe de direction - justifient une période de stabilisation interne avant de procéder à toute opération sur le marché des capitaux.

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Dans un communiqué, le conseil d'administration de la BHC a confirmé que le report avait été convenu avec le régulateur régional des marchés financiers, la COSUMAF. La société attendra l'issue de la procédure judiciaire en cours devant le tribunal de commerce de Libreville.

L'introduction en bourse devait offrir 1 573 536 actions, soit 10 % du capital de BGFI Holding, dans le but de lever 125,8 milliards de francs CFA (environ 222 millions de dollars) pour renforcer les fonds propres du groupe. Un nouveau calendrier de cotation sera communiqué une fois le litige résolu.

Points clés à retenir

Le report de l'introduction en bourse de BGFI Holding sur la BVMAC illustre l'influence croissante de la gouvernance et de la dynamique actionnariale sur les marchés de capitaux africains. L'action en justice menée par l'actionnaire Christian Kerangall, qui contrôle 23 % du capital de BGFI, reflète les inquiétudes suscitées par la transition de la direction du groupe et le manque perçu de préparation à la cotation en bourse.

Alors que l'introduction en bourse devait renforcer la transparence et la solidité du capital du plus grand groupe financier de la région, le litige signale des tensions sous-jacentes entre les actionnaires de longue date et la direction exécutive. Ce retard souligne également les défis auxquels est confronté le développement du marché des capitaux en Afrique centrale, où peu d'entreprises sont cotées en bourse et où les protections des investisseurs sont encore en évolution.

L'affaire sera suivie de près par les régulateurs régionaux, car son issue pourrait façonner les futures normes de gouvernance d'entreprise et influencer la confiance des investisseurs dans les cotations de la BVMAC. Une fois résolue, l'offre de BGFI pourrait encore marquer une étape importante, mais seulement si l'alignement des parties prenantes est assuré et la clarté juridique rétablie.

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