Afrique: La fondation Bill Gates annonce un plan de 2,5 milliards de dollars pour la santé des femmes

Échange entre La Fondation Gates et l'UA

La fondation de Bill Gates a annoncé un financement de 2,5 milliards de dollars pour la santé des femmes, en Afrique. C'est le début d'une accélération des dons du milliardaire qui prévoit de donner toute sa fortune - soit près de 200 milliards de dollars - pour des actions philanthropiques jusqu'à la fermeture de sa fondation, prévue en 2045.

C'est la première fois que la fondation Gates délivre, d'un seul coup, une somme aussi importante pour un programme sur le continent. Ainsi, 2,5 milliards de dollars seront dédiés à la santé des femmes et à la recherche dans le secteur. Une quarantaine de projets vont être financés, l'objectif étant de rendre plus efficaces les politiques publiques de santé du continent et de réduire leurs coûts. Tout cela, grâce à l'innovation.

Le programme doit améliorer plusieurs domaines médicaux comme les soins obstétricaux, la santé gynécologique ou encore les infections sexuellement transmissibles. La fondation veut combler des carences de financement dans plusieurs secteurs de recherche comme le traitement contre la prééclampsie ou encore les méthodes de contraception non hormonale.

Cette annonce n'est que la première partie d'un vaste programme de financement qui doit se concentrer sur trois axes prioritaires ambitieux qui consistent à réduire la mortalité des mères et des nourrissons, éradiquer les maladies infectieuses mortelles et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté.

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Pour ce faire, le milliardaire philanthrope a prévu de distribuer presque toute sa fortune, soit plus de 200 milliards de dollars, sur les vingt prochaines années à travers sa fondation. Cela va représenter plus de 5 % de l'aide au développement international sur cette période.

Les fondations philanthropes dans l'aide au développement

Les fondations philanthropiques, en majorité américaines, ont une part de plus en plus importante dans l'aide au développement, et cela devrait s'accentuer à l'heure où les fonds publics sont en repli avec la fermeture de l'USAID. Faut-il s'inquiéter des conséquences ?

Joint par RFI, Bruno Cabrillac, économiste et directeur de la Fondation pour les études et la recherche sur le développement international (Ferdi), considère que les fondations philanthropiques comblent les carences des aides publiques.

Là, va se poser la question de savoir si ces fondations vont pouvoir, en partie, se substituer à l'aide américaine. Elles n'en n'ont pas évidemment les moyens financiers. Elles n'en n'ont pas forcément le désir parce que, justement, elles veulent éviter cet effet de substitution, de manière à ne pas créer d'aléa moral et, à part, favoriser le retrait supplémentaire des Etats du nord pour leur laisser la place sur l'aide publique au développement. 

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