Cameroun: Présidentielle 2025 - Me Mustapha Ngouana accuse et défend la légitimité de Maurice Kamto

Dans une atmosphère tendue au Conseil constitutionnel, l'avocat Me Mustapha Ngouana a livré une nouvelle salve d'arguments pour défendre la candidature de Maurice Kamto, rejetée par ELECAM. Face à une salle comble, il a dénoncé ce qu'il qualifie de manipulation institutionnelle et de fabrication de fausses légitimités, pointant du doigt le dossier introduit par Dieudonné Yebga, qui revendique la bannière du MANIDEM.

S'interrogeant sur la cohérence des critères retenus par l'organe électoral, Me Ngouana a lancé : « Qui bénéficie des financements publics depuis 2020 ? » Il accuse son adversaire de ne disposer d'aucune preuve de reconnaissance par le MINAT ou ELECAM, éléments cruciaux selon lui pour justifier la régularité d'une investiture. L'avocat a ensuite souligné que les statuts transmis par Yebga ne comportent aucune signature officielle, dénonçant un usage abusif de documents sans valeur juridique.

Il a également mis en doute la composition du prétendu bureau exécutif de Yebga, citant le Secrétaire Général présumé, qui aurait nié toute appartenance à cette instance. Pour Me Ngouana, cette tentative d'imposer un bureau fantôme reflète une stratégie de déstabilisation électorale préméditée. Dans un passage particulièrement poignant, il a questionné la passivité des institutions face à la falsification présumée des données d'un site ministériel, dont même le ministre aurait dénoncé la mise à jour frauduleuse.

À la fin de son plaidoyer, Me Ngouana a exhorté les juges du Conseil à préserver la crédibilité des institutions. « Ce Conseil a l'obligation de ne pas ouvrir la porte à une humiliation institutionnelle », a-t-il insisté. Le verdict attendu dans cette affaire pourrait redéfinir les contours de la compétition présidentielle à venir, dans un contexte où la confiance envers les institutions électorales semble plus fragile que jamais.

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