La Semaine mondiale de l’allaitement maternel est célébrée chaque année la première semaine du mois d’août (du 1er au 07 août), à l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), des ministères de la Santé et de partenaires de la société civile du monde entier. Cette année, elle est placée sous le thème « Priorité à l’allaitement maternel : créer des systèmes de soutien durables ».
Dans une déclaration conjointe de l’OMS et de l’UNICEF, on note que « l’allaitement maternel est l’un des moyens les plus efficaces pour garantir la santé, le développement et la survie des nourrissons dès les premiers stades de leur vie ». En effet, il constitue leur premier vaccin, les protégeant contre des maladies comme la diarrhée ou la pneumonie.
Ainsi, « Investir dans l’allaitement maternel, c’est investir dans l’avenir », peut-on lire dans le document. Pourtant, seuls 48 % des nourrissons de moins de six mois sont exclusivement allaités, ce qui est bien en deçà de l’objectif de 60 % fixé par l’Assemblée mondiale de la Santé pour 2030. Selon les deux entités, cette situation est due aux difficultés multiples auxquelles sont confrontées les nouvelles mères, les agents de santé et les systèmes de santé.
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À cet effet, l’OMS et l’UNICEF appellent les gouvernements, les responsables de la santé et leurs partenaires à investir dans un soutien de qualité à l’allaitement maternel, en prenant des mesures telles que garantir des investissements suffisants dans des soins maternels et néonatals équitables et de qualité, y compris des services de soutien à l’allaitement maternel.
À cela s’ajoute l’augmentation des allocations budgétaires nationales consacrées aux programmes d’allaitement maternel, en intégrant les conseils et le soutien à l’allaitement maternel dans les services de santé maternelle et infantile de routine, y compris les soins prénatals, l’accouchement et les soins postnatals.
Pour ce faire, les organismes internationaux insistent sur le fait de veiller à ce que tous les prestataires de services de santé disposent des compétences et des connaissances nécessaires pour soutenir l’allaitement maternel, y compris dans les situations d’urgence et humanitaires.
Dès lors, ils indiquent que le renforcement des systèmes de santé communautaires est nécessaire afin de fournir à chaque nouvelle mère un soutien continu et accessible à l’allaitement maternel pendant deux ans et au-delà.
De même, l’OMS et l’UNICEF exhortent les États à protéger l’allaitement maternel en veillant à ce que le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel soit appliqué dans tous les établissements et systèmes de santé. Car ils estiment que « renforcer les systèmes de santé pour soutenir l’allaitement maternel n’est pas seulement un impératif sanitaire, c’est un impératif moral et économique ».
