Ile Maurice: Dawood Rawat réclame une enquête sur la vente d'Apollo Bramwell

L'ancien magnat du groupe BAI, Dawood Rawat, a franchi une nouvelle étape dans sa quête de vérité et de justice. Après avoir saisi le Central Crime Investigation Department (CCID) le vendredi 1er août, il s'est rendu hier à la Financial Crimes Commission (FCC), à Réduit, accompagné de sa fille Laina Rawat pour déposer une plainte formelle.

Dans sa lettre adressée aux autorités, il accuse nommément l'ancien ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo d'avoir orchestré une conspiration ayant conduit à l'effondrement de son empire financier et réclame l'ouverture d'une enquête sur la vente controversée de l'hôpital Apollo Bramwell, aujourd'hui connu sous le nom de C-Care Wellkin.

À sa sortie des locaux de la FCC, Dawood Rawat a indiqué avoir soumis une lettre réclamant l'ouverture d'une enquête sur les conditions dans lesquelles son hôpital a été vendu. Il a évoqué des zones d'ombre entourant cette transaction, dénonçant une distribution abusive de faveurs dans un pays où, selon ses mots, tout lui a été arraché. Il a soutenu que cette transaction, qu'il qualifie de suspecte, est le fruit de manoeuvres politiques et d'abus de pouvoir.

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Il a aussi dénoncé un complot mûrement réfléchi et selon lui fomenté par Vishnu Lutchmeenaraidoo. «Ce complot, initié bien avant qu'il n'arrive au pouvoir, a pris forme lorsqu'il a obtenu l'aval du gouvernement d'alors. Ce jour-là, tout un empire construit au prix de sacrifices a été détruit méthodiquement», a soutenu Dawood Rawat.

S'il se montre critique envers l'ancien gouvernement, il a cependant tenu à exprimer sa confiance dans le nouveau régime. «Je connais bien le Premier ministre, Navin Ramgoolam. Je lui fais confiance», a-t-il affirmé. Toutefois, il a lancé un appel direct à l'actuel gouvernement : «Il est temps de faire de la cause des victimes de la BAI une priorité nationale. Des milliers de personnes attendent toujours que justice leur soit rendue.»

Dawood Rawat a également souligné qu'il est conscient que l'actuelle administration a hérité d'un lourd passif. Il a reconnu les défis auxquels est confronté le chef du gouvernement, tout en mettant en garde contre une attente indéfinie. «Le pays avance, mais l'injustice persiste pour beaucoup. Ma patience a des limites», a-t-il lâché. Il a aussi précisé que sa démarche n'est ni guidée par la vengeance ni par l'amertume, mais par un profond sentiment d'injustice.

Pour lui, il s'agit de rétablir la vérité sur ce qu'il qualifie de démantèlement illégal et arbitraire du groupe BAI, une affaire qui a bouleversé la vie de milliers d'épargnants, employés et investisseurs.

À noter qu'en parallèle à son action auprès de la FCC, Dawood Rawat avait aussi donné une déclaration au CCID aux Casernes centrales le vendredi 1er août. Il y avait fourni des éléments jugés importants pour faire progresser l'enquête sur la chute brutale et controversée de la BAI.

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