Afrique: CHAN 2024 - Battu par le Sénégal, Eric Chelle appelle ses joueurs à « changer de mentalité »

De retour sur la scène du CHAN après quatre ans d'absence, le Nigeria n'a pas réussi son entame. Les Super Eagles locaux se sont inclinés (0-1) face au champion en titre sénégalais, lundi, dans une rencontre du Groupe C où l'expérience et l'intensité des Lions de la Teranga ont fait la différence. Mais loin de céder à la frustration, Eric Chelle a tenu à saluer le niveau du tournoi et à lancer un appel fort à son groupe : « Il faut réagir, et vite. »

Une intensité inattendue

« Franchement, je suis surpris par l'intensité », a reconnu le sélectionneur nigérian en conférence de presse d'après-match. « Il y a beaucoup de bonnes équipes et de la vraie qualité. Les terrains sont excellents, ce qui permet un football technique et rapide. C'est vraiment une belle édition du CHAN. »

Une déclaration lucide pour une équipe qui retrouvait la compétition après avoir manqué les éditions 2020 et 2022, malgré de solides performances lors des éditions précédentes (3e en 2014, finaliste en 2018).

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Un premier acte manqué

Face au Sénégal, le Nigeria a montré deux visages. Et c'est bien ce qui a agacé Chelle. « On a commencé à jouer qu'après la 60e minute. La première période, je n'ai pas reconnu mon équipe. Le Sénégal était plus agressif, plus engagé. C'est logique qu'ils gagnent. »

Le but sénégalais, inscrit à la 75e minute, est venu sanctionner une erreur défensive évitable selon le technicien franco-malien. « C'est un but qu'on s'est infligé nous-mêmes. On a manqué d'urgence, d'envie, surtout dans les duels. »

Un sursaut attendu face au Soudan

Désormais, plus le droit à l'erreur. Une défaite face au Soudan lors du deuxième match condamnerait quasiment les Nigérians à une élimination prématurée. Chelle le sait, et il compte sur une réaction immédiate.

« Il faut qu'on change d'état d'esprit. Il faut plus d'agressivité, plus d'ambition. On ne peut pas gagner un match quand on perd tous les duels, notamment au milieu. En première mi-temps, on n'a pas existé offensivement. Ce n'est pas acceptable. »

Pour autant, le sélectionneur refuse de pointer ses joueurs du doigt. « Je prends mes responsabilités. C'est à moi de rappeler aux joueurs qu'on est là pour se battre, pour jouer chaque ballon comme si c'était le dernier. »

Des motifs d'espoir malgré tout

Malgré cette entrée en matière ratée, Eric Chelle n'abandonne pas l'idée d'une qualification. Il préfère s'appuyer sur les bons passages de la seconde période et l'expérience acquise face à un favori du tournoi.

« J'avais dit dès le départ que le Sénégal était une grande équipe. Maintenant, il faut avancer match après match. Il reste une semaine pour corriger ce qui doit l'être. »

L'heure est au réveil

À la veille d'un choc capital contre le Soudan, Chelle veut voir des guerriers sur le terrain. Son discours est clair : au-delà du talent, c'est la volonté qui fera la différence.

« Il ne suffit pas de bien jouer vingt minutes. Il faut se battre sur 90. Si on veut continuer dans ce tournoi, il va falloir hausser le ton. »

Le chiffre : 0

Comme le nombre de tirs cadrés du Nigeria en première période contre le Sénégal. Un chiffre symbolique de l'urgence à rectifier le tir.

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