Gabon: Le duo Nourredine Bongo et Ian Ghislain Ngoulou pointé du doigt par Brice Laccruche Alihanga

Il avait dit tout haut ce que beaucoup de Gabonais ignoraient de son incarcération à la prison centrale de Libreville, quatre années durant. Sur le plateau d'une télévision internationale française le 4 août dernier, Brice Laccruche Alihanga n'y était pas allé du dos de la cuillère. Il dénonce, accuse en nommant ses bourreaux.

Chaque jour un peu plus, Brice Laccriche Alihanga, ancien directeur de cabinet d'Ali Bongo Ondimba et actuel conseiller stratégique de l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB), signe son retour médiatique pour éclairer le peuple gabonais de son calvaire dans les geôles de la prison centrale de Libreville. "Ce n'était pas une simple détention, c'était une exécution lente et froide d'un adversaire devenu gênant pour le système", soutient-il avec force et vigueur.

Dans la gueule du loup

Brice Laccriche Alihanga dit avoir été dans la gueule du loup lorsqu'il affirme : « Ce système Bongo-Valentin, c'est une mafia. Un cartel... Une fois dedans, il n'y a que deux issues : la mort ou la prison. Pour moi, ça a été la prison », fait-il savoir sans détour. L'ancien homme fort de l'Association des jeunes émergents volontaires (Ajev) explique que sa descente aux enfers n'avait rien à voir avec la gestion des affaires publiques.

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Quand on refuse, on dit non.

Il avait commis le crime de lèse-majesté, celui d'avoir dit non à Noureddin Bongo Valentin, fils de l'ancien chef de l'État Ali Bongo déchu le 30 août 2023. « J'ai dit non au prince qui voulait devenir roi. J'ai signé mon arrêt de mort. C'était une mise en oeuvre organisée, planifiée, qui visait à m'assassiner. » déclare-t-il.

J'accuse.

Sur le plateau d'une télévision internationale française le 4 août dernier, Brice Laccruche Alihanga relate les faits de ses maux avec les mots qui donnent froid dans le dos. Comme Émile Zola dans l'affaire Dreyfus, se défend et accuse. Il pointe du doigt accusateur le clan Bongo Valentin. Il cite nommément Nourredine Bongo et Ian Ghislain Ngoulou. Un duo qui, selon lui, a tout mis en oeuvre pour sa descente dans les entrailles infernales de la prison de Libreville.

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