Cameroun: Manifestation à Bruxelles après l'exclusion de Maurice Kamto, Atanga Nji réagit

L'exclusion de Maurice Kamto de la prochaine élection présidentielle camerounaise, décision controversée rendue par la Cour constitutionnelle sans motivation claire, a provoqué une onde de choc dans la diaspora.

À Bruxelles, des Camerounais en colère ont organisé une manifestation musclée devant l'ambassade du Cameroun, dénonçant ce qu'ils qualifient de « coup de force judiciaire ». L'ancien candidat, considéré comme le principal opposant au régime de Paul Biya, est perçu comme celui qui aurait pu mettre fin à plus de quarante ans de pouvoir du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Les images des manifestants, criant à l'injustice et brandissant des pancartes en faveur de Kamto, ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, attirant l'attention internationale. En réaction, le ministre camerounais de l'Administration territoriale, Atanga Nji, a appelé publiquement à l'extradition des manifestants identifiés. Une démarche perçue par de nombreux observateurs comme une tentative d'intimidation contre les voix dissidentes de la diaspora.

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Cette escalade révèle les fractures profondes entre le régime en place et une diaspora de plus en plus mobilisée politiquement. Les actions du gouvernement visent à contenir une opposition qui, même éloignée géographiquement, reste influente sur la scène politique nationale. Le rejet de la candidature de Kamto, sans fondement juridique publié, renforce l'image d'un système verrouillé, où le pouvoir exécutif domine toutes les institutions.

Les autorités belges, quant à elles, n'ont pas officiellement réagi à la demande d'extradition, mais plusieurs ONG de défense des droits de l'homme s'opposent fermement à toute coopération dans ce contexte. La liberté d'expression, y compris à travers des manifestations pacifiques, reste un droit fondamental garanti par les conventions internationales.

À l'approche d'une élection présidentielle déjà entachée de soupçons de partialité, l'affaire Kamto pourrait cristalliser un rejet populaire plus large et amplifier les mobilisations en Europe et ailleurs. Le Cameroun entre ainsi dans une nouvelle zone de turbulences, où l'opinion publique internationale pourrait jouer un rôle déterminant dans le rapport de force.

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