Le café africain se vend de plus en plus en Chine, où les consommateurs en sont très friands. À travers ce produit et l'explosion de son exportation, de nouveaux liens se tissent entre le continent et Pékin, avec en toile de fond une stratégie plus large de sécurisation des chaînes d'approvisionnement pour la Chine.
La Chine raffole de plus en plus du café... et les producteurs africains en profitent. Portée par l'essor d'une classe moyenne friande de cafés premium, Pékin multiplie les accords avec des pays comme l'Éthiopie, l'Ouganda ou le Rwanda. Les exportations africaines de café vers la Chine ont bondi de plus de 70 % au premier trimestre de 2025. Une progression tirée par l'appétit croissant des consommateurs urbains pour des cafés de spécialité, mais aussi par un cadre commercial désormais plus favorable.
Grâce à sa politique de zéro droit de douane pour 53 pays africains, la Chine ouvre grand son marché aux producteurs du continent, tout en poursuivant une stratégie plus large de sécurisation de ses chaînes d'approvisionnement.
Des importations, mais pas que
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Et la Chine ne se contente pas d'importer. Des marques comme Cotti Coffee investissent directement sur le terrain. Des partenariats avec les gouvernements locaux nouent, des créations de parcs agro-industriels se montent, l'implantation d'usines de transformation est réfléchie, ainsi que la formation de producteurs et projets de valorisation. Pour les pays producteurs, cette dynamique représente une opportunité stratégique : accéder à un marché en pleine expansion, tout en montant dans la chaîne de valeur et en développant une industrie locale.
Pour Pékin, c'est un moyen de diversifier ses sources d'importation, de répondre à la demande intérieure et de renforcer ses liens économiques avec le continent. Une alliance sud-sud qui pourrait, peu à peu, redessiner la carte du commerce mondial.