Afrique: Droits de douane - L'Algérie, la Libye et l'Afrique du Sud parmi les pays africains les plus touchés

Les pays soumis à ce que le président américain Donald Trump appelle des droits de douane "réciproques" comprennent 20 en Afrique. Une grande partie du commerce du continent avec les États-Unis transite par Durban, en Afrique du Sud, le plus grand et le plus actif terminal à conteneurs d'Afrique subsaharienne et le deuxième plus grand port à conteneurs d'Afrique.

Les droits de douane annoncés par Washington entrent en vigueur ce jeudi 7 août et affectent une vingtaine de pays africains. Comme prévu, ces taxes visent les produits exportés vers les États-Unis. Donald Trump avait menacé d'imposer des taux allant jusqu'à 40 ou 50%. Finalement, ces chiffres n'ont pas été retenus. Mais pour trois pays du continent, à savoir l'Algérie, la Libye et l'Afrique du Sud, la pilule reste amère.

Donald Trump fait voler en éclat la politique commerciale des droits de douane avec le continent africain. Ce dernier jouissait du traité de l'Agoa, un accord commercial qui exonérait un certain nombre de produits de droits de taxes à leur entrée aux États-Unis. Place désormais à des nouveaux taux, par rapport aux premières annoncés faites en avril.

Sur le continent, trois pays subissent les droits de douane les plus élevés : l'Algérie, la Libye et l'Afrique du Sud, avec un taux fixé à 30 %. Pour le géant économique d'Afrique australe, dont les États-Unis sont le deuxième partenaire commercial après la Chine, c'est un vrai coup dur.

Les secteurs les plus touchés sont l'automobile, le textile et les agrumes sud-africains. En revanche, certains produits stratégiques comme le cuivre, les semi-conducteurs, les produits pharmaceutiques ou certains minerais critiques sont exemptés. Ces exemptions représentent environ 35% des exportations sud-africaines.

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Malgré cela, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a dénoncé en début de semaine des taxes « très punitives ». Il a appelé les entreprises à diversifier leurs marchés et plaidé pour une accélération de la mise en oeuvre de la zone de libre-échange continentale africaine.

Les discussions ne sont toutefois pas rompues. Cyril Ramaposa et Donald Trump se sont entretenus par téléphone mercredi 6 août au soir et ont convenu de poursuivre les négociations.

Des taux variables selon les pays

D'autres pays africains écopent de droits moins élevés. Madagascar, par exemple, voit sa vanille taxée à 15%. Ce même taux s'applique à la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, au Nigeria, à l'Angola ou encore à la République démocratique du Congo. Enfin, 32 pays restent soumis à un taux de base de 10%.

Même si tous les pays ne sont pas touchés au même niveau, l'impact global de ces droits de douane est loin d'être négligeable pour le continent. Certaines économies, dépendantes de leurs exportations vers les États-Unis, seront particulièrement affectées dans les mois à venir.

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