Ghana: Deuil national après le crash d'hélicoptère ayant fait huit morts dont deux ministres

Un hélicoptère militaire ( image illustrative )

« Notre nation est en deuil », c'est ce qu'a déclaré ce 7 août le président du Ghana, John Dramani Mahama. Il s'agissait de la première prise de parole du Chef de l'État après le crash d'hélicoptère survenu le 6 août. Un drame ayant tué huit personnes, dont deux membres de son gouvernement, les ministres de la Défense et de l'Environnement, des sciences et des technologies. John Dramani Mahama a notamment indiqué que l'enquête suivait son cours, et que la boîte noire de l'appareil avait été récupérée. En attendant de faire la lumière sur les circonstances du crash, des cérémonies en hommages aux victimes se tiennent jusqu'à samedi 9 août dans la capitale.

Ils sont une centaine à s'être rendu, vêtus de noir, ce jeudi 7 août dans le jardin du palais présidentiel, à Accra, la capitale du Ghana. Devant les portraits des huit victimes défilent des officiels, des militaires, des civils ou encore des fonctionnaires, comme Gloria Holm-Graves. Employée au ministère de l'Environnement, elle se trouvait dans ses bureaux lorsqu'elle a appris la mort d'Ibrahim Murtala Muhammed, le ministre de l'Environnement. « Nous sommes tristes, nous sommes brisés ».

Les yeux humides, une couronne de fleur dans les mains, la fonctionnaire ne veut pas pour autant se laisser aller au désespoir. « Nous sommes fonctionnaires, nous sommes Ghanéens et il est important que nous assurions la continuité et la permanence des services. Le travail doit continuer, tout en commémorant les vies de ceux qui sont partis ».

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Cette tragédie brutale a plongé de nombreux Ghanéens dans un état de choc. Sodzi Tettey était un proche du ministre de la Défense décédé, Edward Omane Boamah. « Nous aurons toujours des questions, on se demande si ce drame aurait pu être évité, si quelque chose d'autre aurait pu se passer, aurait-on pu faire différents choix, quelle est la cause du crash ? Ce sont des questions qui se poseront par la suite, mais aujourd'hui, nous sommes tous submergés par un immense sentiment de deuil ».

Des questions pour l'instant sans réponse, en attendant les résultats de l'enquête actuellement menée par l'armée.

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