Dieudonné Yebga, invité sur STV pour s'exprimer sur l'affaire des investitures multiples au MANIDEM, a été contraint de quitter le plateau sous pression des autorités.
Selon des témoins, le sous-préfet de Douala 1er, agissant sur ordre du ministre Paul Atanga Nji, a interrompu l'émission . STV n'a fourni aucune explication officielle, alimentant les suspicions de censure orchestrée par le régime. Cette intervention soulève des questions cruciales sur la liberté de la presse et les manipulations politiques visant à éliminer Maurice Kamto de la présidentielle d'octobre 2025 .
Dieudonné Yebga, exclu du MANIDEM dès 2018, a été instrumentalisé par Paul Atanga Nji pour créer une candidature fictive visant à invalider celle de Maurice Kamto. Le Conseil constitutionnel, surnommé la « 11e sous-section du RDPC » par ses détracteurs, a pourtant validé sa prétendue légitimité, utilisant cette imposture comme prétexte pour exclure Kamto de la présidentielle d'octobre consolidant ainsi la candidature de Paul Biya pour un huitième mandat .
L'incident de STV s'inscrit dans un contexte de répression médiatique croissante. Human Rights Watch dénonce une « stratégie systémique » pour museler les voix dissidentes avant l'élection.
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L'exclusion de Kamto érode la crédibilité du processus électoral. Pour l'avocat Félix Agbor Balla, « ces actes révèlent une peur pathétique du débat démocratique ». Alors que le Cameroun affronte une crise multidimensionnelle, cette entrave aux institutions médiatiques sape les fondements de l'État de droit et renforce les appels à une mobilisation citoyenne pacifique .