Ile Maurice: Le déficit sur les cargaisons passe de Rs 4,16 milliards à Rs 2,28 milliards

Alors que les prix au détail de l'essence (Mogas) et du diesel (Gas Oil) restent inchangés - soit Rs 61,20 et Rs 58,95 le litre respectivement - à l'issue de la réunion du Petroleum Pricing Committee (PPC) tenue le mercredi 6 août, la situation financière de la State Trading Corporation (STC) et plus précisément du Price Stabilisation Account (PSA), semble s'améliorer.

Selon le communiqué du PPC, le déficit total estimé (essence et diesel confondus) du PSA s'élève désormais à Rs 2,4 milliards. Il est intéressant de noter que, sur les 16 dernières réunions du PPC, de décembre 2021 à août 2025, le diesel a systématiquement affiché un déficit dans le PSA. En revanche, l'essence a enregistré un excédent à huit occasions sur 16.

Cependant, le rapport sur les gains ou pertes par tanker révèle une réalité plus nuancée : ce sont principalement les cargaisons de diesel qui ont généré des gains, tandis que les cargaisons d'essence ont affiché des résultats plus contrastés, alternant entre gains et pertes.

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Ces variations ont été observées sur la période allant du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025. Sur cette même période, les chiffres montrent une réduction significative du déficit du PSA au niveau des cargaisons : les pertes cumulées sont passées de Rs 4,16 milliards au 1er juillet 2024 à Rs 2,28 milliards au 30 juin 2025. Ce recul témoigne de l'utilisation des gains réalisés pour combler en partie le déficit du PSA.

Contacté, Michaël Sik Yuen, ministre du Commerce et de la protection des consommateurs, a déclaré : «Le prix reste le même, que ce soit pour le Mogas (essence) ou le Gas Oil (diesel). Vous avez dû constater que le déficit a diminué, passant de Rs 2,8 milliards en avril à Rs 2,4 milliards en août.»

Il a également détaillé les variations des prix internationaux :«En mai, le prix du Mogas était de USD 671 la tonne métrique, contre USD 716 en juin et USD 707 en juillet. Ainsi, entre avril et mai, on observe une hausse de USD 14, de mai à juin, une hausse de USD 45, et de juin à juillet, une baisse de USD 9. C'est en partie à cause de cette fluctuation que, malheureusement, nous n'avons pas pu procéder à une diminution.»

Le ministre a en outre précisé un autre critère important pour une éventuelle réduction des prix : «Lorsqu'on examine la baisse en pourcentage, elle s'élève à 3,72 %. Il faut une baisse d'au moins 4 % pour pouvoir ajuster les prix à la baisse.» Concernant le nouveau contrat d'approvisionnement, il a indiqué que «c'est un point positif. Il est en vigueur depuis le 1er août. À ce jour, aucune cargaison n'est encore arrivée, mais cela ne devrait plus tarder. Dans les semaines à venir - peut-être d'ici deux mois -, nous pourrons annoncer une bonne nouvelle».

Enfin, bien que le PPC soit tenu de se réunir au moins tous les quatre mois, le ministre rappelle qu'une intervention peut être décidée avant ce délai si les conditions le permettent : «Chaque jeudi, je reçois un rapport qui me permet de suivre la situation en détail. Je saurai à tout moment s'il est possible de réduire les prix et si c'est le cas, nous le ferons avec plaisir.»

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