Cameroun: La révolte face au coup d'état constitutionnel de Yaoundé

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Le 5 août 2025 restera comme une date sombre dans l'histoire politique du Cameroun. Ce jour-là, un véritable coup d'État constitutionnel a été orchestré par Clément Atangana et ses commanditaires, confirmant une évidence : le pouvoir en place à Yaoundé ne quittera jamais volontairement la scène. Ce régime, qualifié par beaucoup de dictature, a franchi un seuil inédit dans la grossièreté et l'assurance de ses manoeuvres, pariant sur l'apathie populaire pour imposer ses décisions.

Dans un État où les institutions ont été vidées de toute substance, parler d'élection relève désormais de l'illusion. Ce qui existe n'est pas un État, mais un système verrouillé par un groupe d'hommes sans foi ni loi, transformant la gestion publique en affaire privée. Les mécanismes politiques, administratifs et judiciaires sont aux mains d'un cercle restreint, programmé pour valider uniquement le pouvoir du chef en place. Même face à une victoire écrasante de l'opposition, les organes chargés de proclamer les résultats trouveraient toujours le moyen de confirmer le candidat du régime.

Ce blocage systémique révèle l'impossibilité de vaincre cet adversaire selon ses propres règles. Ces règles ont été conçues pour le protéger et garantir sa victoire indéfiniment. La seule voie pour mettre fin à ce cycle infernal réside dans un rapport de force assumé, dans la contestation ouverte de l'injustice et dans une mobilisation populaire massive. La solution n'est pas dans l'attente d'un sauveur providentiel, mais dans l'action directe et collective.

Il s'agit moins d'une option que d'une nécessité historique. Si cette génération échoue à rompre avec l'ordre actuel, le Cameroun risque de s'enfoncer pour des décennies supplémentaires dans un système de non-droit et d'État sauvage. La diaspora, bien qu'importante, ne peut porter seule ce combat, car elle ne vit pas quotidiennement les pénuries, les coupures, les routes dégradées et le mépris des lois. La libération viendra de ceux qui subissent la situation au quotidien, pour peu qu'ils décident d'en finir avec la résignation.

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La fin des illusions est là. L'heure n'est plus aux discours stériles ni aux calculs prudents. L'histoire se souviendra que tout a été tenté dans le cadre légal, et que face à l'échec de cette voie, il ne restait qu'une issue : se lever, s'unir et provoquer le changement. Non par miracle, mais par la force du nombre et la détermination à faire tomber un système qui, par nature, ne cédera jamais.

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