Tunisie: Kais Saïed - « Aucun fauteur ne bénéficiera de l'impunité »

9 Août 2025

« Plusieurs dossiers doivent être ouverts », a affirmé le président de la République, Kais Saïed, réitérant que le peuple tunisien a pleinement le droit d'exiger la redevabilité de ceux qui l'ont lésé afin de récupérer son argent.

Le chef de l'État a assuré que des efforts sont en cours pour trouver une solution nationale à tous les secteurs, dans le but de bâtir un édifice solide et imperméable aux manoeuvres des corrompus.

Ces déclarations ont été faites vendredi au palais de Carthage, lors d'une réunion avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri. Fidèle à son style nourri de références historiques, le président a cité plusieurs figures syndicalistes tunisiennes exemplaires par leur altruisme et leur engagement, dont Tahar Haddad. Selon lui, ce dernier refusait de confondre une « fausse légalité » avec la véritable légitimité, laquelle exige que la loi soit l'expression de la volonté de la majorité.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Saïed a réaffirmé son engagement à poursuivre la « lutte pour la libération nationale » et à contrer les « allégations mensongères » et la « démagogie creuse ». Il a également cité l'article Le carnaval, signé par le journaliste Mohamed Galbi et publié le 13 janvier 1978 dans Al-Echaab. « Leurs bribes ainsi que leurs relais sont encore là mais sous d'autres formes et appellations », écrivait Galbi. Le président a estimé que, s'il était vivant, le journaliste aurait tenu les mêmes propos, mais en sens inverse, dénonçant « un flot d'hypocrisie ».

Évoquant les incidents de jeudi, le président a indiqué que les forces de l'ordre avaient été déployées pour protéger les locaux de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) et empêcher tout accrochage. Il a démenti toute intention des manifestants d'agresser ou d'occuper les lieux, réfutant les comparaisons avec les événements de 2012. Il a également dénoncé la destruction, vendredi matin, d'une partie d'un canal de distribution d'eau, y voyant un acte prémédité.

Le chef de l'État a rappelé la mémoire de Mohamed Ali Hami, figure syndicale majeure, qui, a-t-il souligné, tenait ses réunions dans la rue et non dans des hôtels luxueux, défendant ardemment les droits des ouvriers et des plus démunis.

Il a affirmé que le peuple tunisien avait rendez-vous avec l'histoire et qu'il ne céderait pas face aux tentatives de déstabilisation, venues de l'intérieur comme de l'extérieur. Il a promis qu'aucune personne enfreignant la loi ne bénéficierait d'immunité et que la loi s'appliquerait à tous sans exception.

Selon la présidence, la réunion a également abordé plusieurs dossiers sociaux et économiques, ainsi que des incidents jugés « inhabituels », présentés comme planifiés pour aggraver la situation et faire souffrir la population.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.