Six ans après l'obtention de sa licence d'Environmental Impact Assessment (EIA), le projet hôtelier cinq-étoiles Stella Di Mare, financé en partie par la Mauritius Investment Corporation (MIC), n'a toujours pas vu le jour. Entre terrain d'État inutilisé et licences renouvelées, l'issue du projet demeure incertaine. En effet, le projet Stella Di Mare, situé aux Salines-Koenig, Petite Rivière-Noire - qui prévoit la construction de 20 villas de luxe, 18 suites et 179 chambres, entre l'îlot Fortier et la baie de Petite-Rivière-Noire, pour un coût estimé à un milliard de roupies - n'avait toujours pas démarré au 31 juillet 2025.
Le promoteur, qui avait obtenu une licence EIA le 27 février 2019, envisageait d'ériger un hôtel cinq-étoiles sur un terrain d'État de 25 arpents, doté d'une plage de 500 mètres de long. Un contentieux persiste : le promoteur a reçu des fonds de la MIC alors que le projet n'a toujours pas vu le jour. Contacté, le ministre des Terres et du logement, Shakeel Mohamed, a déclaré : «À ce jour, la licence EIA pour ce projet n'a pas été révoquée.
La MIC a une charge dessus parce qu'elle a prêté de l'argent à cette compagnie. C'est à la MIC de prendre les décisions pour saisir le terrain.» Il a précisé qu'il ne laissera pas une ressource d'État inutilisée : «J'attends, mais bientôt j'irai tout saisir, car je ne vais pas continuer à attendre que la MIC trouve un autre client. Un terrain bloqué de la sorte, je ne peux pas l'accepter.»
Le promoteur a sollicité à trois reprises - les 15 février 2022, 28 février 2023 et 1er novembre 2024 - une extension de la validité de sa licence EIA, désormais valable jusqu'au 1er novembre 2027. Interrogé à ce sujet, le ministère de l'Environnement a répondu : «Tous les projets de cette nature sont suivis par plusieurs ministères et organismes gouvernementaux. Si une décision doit être prise, elle sera prise collectivement avec toutes les autorités concernées.»
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