Madagascar accueillera dimanche 17 août 2025 le sommet des Chefs d'État et de gouvernement de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). L'événement s'inscrit dans un contexte politique tendu sur la Grande Île : depuis plusieurs mois, deux anciens présidents contestent la tenue de ce sommet à Antananarivo. La situation politique et économique du pays se dégrade, ce qui rentre en contradiction avec les principes fondateurs de la SADC, selon eux.
C'est une nouvelle salve de critiques qui a ciblé samedi le président Andry Rajoelina. Dans un communiqué commun, ses deux anciens prédécesseurs, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, accusent son régime en pointant « l'absence d'indépendance réelle de la Commission électorale nationale indépendante [Céni] ». Mais aussi « la répression de manifestations pacifiques » ou encore « une situation sociale critique avec 80 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté ».
« Préparer un sommet dans ces conditions sans reconnaître et traiter les causes profondes de la crise fragiliserait la crédibilité de la SADC » écrivent-ils encore, affirmant vouloir préserver les principes de l'organisation.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
La veille, lors d'une cérémonie de remise de camions citernes destinés à empêcher les pénuries d'eau potable, le président Andry Rajoelina avait accusé ses prédécesseurs d'avoir mené campagne auprès des membres de la communauté pour empêcher la tenue de ce sommet à Madagascar. Un événement pourtant historique, selon lui.
À l'issue du sommet de ce dimanche 17 août, la Grande Île assumera pour la première fois la présidence tournante de cette organisation régionale.