Madagascar: Recrutement - Manifestation à l'ENS Ampefiloha et Antsiranana

Les sortants de l'École Normale Supérieure (ENS) se sont donné rendez-vous devant le portail de l'établissement à Ampefiloha hier. Ils ont indiqué représenter les sortants de l'ENS dans tout Madagascar et ont réclamé l'accélération de leur intégration en tant que fonctionnaires titulaires. Ils ont également demandé la publication d'un décret officialisant l'embauche de tous les futurs diplômés de l'École.

Les manifestants ont rappelé avoir déposé leurs dossiers au ministère de l'Éducation nationale il y a plusieurs mois, mais la démarche est restée sans suite malgré le recrutement effectif promis par le ministre. 1700 diplômés environ sont concernés d'après eux.

Ultimatum

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A Antsiranana, les sortants de l'ENSET (École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique) ont eux aussi tenu un point de presse à l'Université d'Antsiranana. « Nous nous adressons à Madame le ministre. Près de 2 000 personnes ont déposé leur dossier afin d'être recruté. Nous lançons un ultimatum de 72 heures. Si la réponse n'est pas favorable, nous allons passer à la vitesse supérieure », a affirmé le leader de la manifestation Fernandez Rabentoandro. Abordé lors du Conseil des ministres et inclus dans la loi de finance 2025, le recrutement des anciens étudiants de l'ENSET ne semble pas être une priorité du gouvernement.

Par dessus tout, la demande d'audience de ces jeunes diplômés a été déclinée par les responsables. « Ce qui veut dire qu'ils ne sont pas prêts à nous écouter. Donc, pour nous faire entendre, nous avons choisi de manifester. Nous croyons que c'est la seule et unique solution », a ajouté Jean Louis Ramalala. Le chômage atteint son zénith à Madagascar, en particulier à Antsiranana. Les diplômés sont contraints d'exercer des professions sans lien avec leur formation initiale.

C'est précisément pour éviter cette situation que les camarades de Ramalala et de Rabenantoandro expriment leur indignation, afin de ne pas devenir une génération sacrifiée. Le sit-in se poursuivra jusqu'à ce que l'État prenne ses responsabilités.

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