Lorsque le Chef de l'Etat a honoré le double champion du monde en natation, le jeune nageur Ahmed Jaouadi, et lui a assuré que la Tunisie était fière de sa jeunesse et des exploits qu'elle est en train de réaliser, sur le plan international en hissant haut les couleurs nationales, les Tunisiens ont senti du baume au coeur pour l'acte de reconnaissance que le pays exprime à l'adresse de son champion.
Et aussi pour le geste de reconnaissance témoigné par l'athlète à l'égard de son pays qui ne l'a pas lâché au moment de sa grande bataille pour s'imposer comme le nageur n°1 du monde. Même si certains administrateurs n'ont pas été à la hauteur de leur mission consistant à réunir les meilleures conditions possibles pour que le jeune prodige réussisse son exploit.
Et ce n'était pas une faveur qu'il quémandait auprès d'une horde de cols blancs rivés à leurs fauteuils et s'ingéniant à user de tous les stratagèmes possibles pour empêcher un talent prometteur de s'illustrer et de lever haut le drapeau national. Sous le prétexte fallacieux d'avoir agi en retard d'un ou deux jours pour soumettre son dossier au ministère des Sports.
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Aujourd'hui qu'Ahmed Jaouadi a honoré la Tunisie en remportant deux médailles d'or à Singapour en surclassant largement des nageurs allemands, américains et japonais, on voit les professionnels de l'exploitation du temps perdu accourir pour instrumentaliser l'exploit à leur profit et montrer qu'ils sont à l'origine de la réussite du jeune Tunisien qui s'est senti, à quelques jours du démarrage de la compétition, livré à lui-même et a failli rater son rendez-vous avec l'Histoire.
Sauf qu'il a compris que son pays attend de lui un exploit historique, qu'il n'a pas le droit de décevoir les attentes d'un peuple qui croit en la capacité de sa jeunesse à titiller les sommets et qu'il peut rendre ses concitoyens fiers de leur appartenance à un pays qui s'impose sur la scène internationale comme un partenaire à la voix écoutée et aux approches hautement appréciées pour leur clairvoyance et leur caractère réaliste et réalisable.
A condition que la communauté internationale se libère de ses préjugés et décide de prendre ses responsabilité loin des agendas, des calculs étriqués et des intérêts sordides.