- L'inflation globale annuelle en Égypte a ralenti à 13,1 % en juillet, contre 14,4 % en juin, selon l'Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques.
- La décélération est due en grande partie à la baisse des prix des denrées alimentaires, notamment aux fortes baisses mensuelles des prix de la viande et de la volaille.
- L'inflation de base en juillet était de -0,3 % en glissement mensuel et de 11,6 % en glissement annuel, en légère hausse par rapport à 11,4 % en juin.
L'inflation globale annuelle de l'Égypte a ralenti à 13,1 % en juillet, contre 14,4 % en juin, selon l'Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS). Cette décélération est due en grande partie à la baisse des prix des denrées alimentaires, y compris les fortes baisses mensuelles de la viande et de la volaille (-4,9 %), des fruits (-11 %) et des légumes (-7 %).
L'indice national des prix à la consommation a baissé de 0,6 % pour atteindre 256,5 points. L'inflation urbaine a baissé à 13,9 % en glissement annuel, l'inflation mensuelle ayant également baissé à -0,6 % contre -0,1 % en juin. L'inflation de base en juillet était de -0,3 % en glissement mensuel et de 11,6 % en glissement annuel, en légère hausse par rapport à 11,4 % en juin.
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Alors que la plupart des catégories de produits alimentaires ont baissé, certains prix ont augmenté : céréales et pain (+0,4%), poisson et fruits de mer (+0,2%), produits laitiers (+0,2%), huiles et graisses (+0,1%), et sucre, café, thé et cacao (+0,2%). Les catégories non alimentaires ont également progressé, notamment les boissons alcoolisées (+5,3 %), le tabac (+7,8 %), l'ameublement (+2,6 %) et les services hôteliers (+1,5 %).
Points clés à retenir
La Banque centrale d'Égypte (CBE) s'attend à ce que l'inflation se stabilise près des niveaux actuels jusqu'en 2025, avant de se rapprocher de son objectif de 7 % (± 2 %) d'ici la fin de l'année 2026. Ses dernières projections sont de 15-16 % pour 2025 et de 11-12 % pour 2026, en forte baisse par rapport au pic de 28,3 % atteint en 2024.
La baisse de juillet offre un optimisme prudent, mais les pressions sur les prix demeurent dans des secteurs tels que le logement, les soins de santé et certains biens de consommation. La BCE prévient que la lenteur des ajustements des prix des services et des réformes fiscales pourrait retarder la désinflation. Grâce à un cadre flexible de ciblage de l'inflation, la BCE continuera d'ajuster les taux directeurs, les réserves obligatoires et les opérations de liquidité pour ancrer la stabilité des prix, en visant une trajectoire soutenue vers une inflation plus faible au cours des deux prochaines années.