Tunisie: Fête nationale de la femme - Le courage d'écouter enfin la gent féminine

14 Août 2025

Dans l'approche développementielle prônée par le Chef de l'Etat et mise en application à travers les décrets-lois qu'il promulgue régulièrement, la femme tunisienne se doit de dépasser le statut de partenaire de l'homme.

Elle a plutôt le devoir de se comporter en faiseuse d'histoire et de progrès qui n'attend l'assistance de personne ou les incitations ou encouragements intéressés ou spontanés d'une quelconque partie.

Dans la dynamique générale qui accompagne traditionnellement la célébration de la Fête nationale de la femme tunisienne, le 13 août de chaque année, jour correspondant à la date du 13 août 1956, relative à la promulgation du Code du statut personnel (CSP) dont la clause la plus importante est l'interdiction de la polygamie et aussi l'institution du divorce par-devant la justice, et en dépit de tous les éloges, critiques ou propositions qui sont exprimés, à cette occasion,

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par aussi bien ceux qui soutiennent le CSP que par ceux qui appellent et se mobilisent pour son éradication pure et simple, il subsiste malheureusement une question que personne n'a évoquée jusqu'ici, peut être par ignorance de son importance ou sciemment parce que poser ladite question pourrait bouleverser toutes les certitudes héritées depuis l'indépendance, renforcées sous Bourguiba et Ben Ali et malmenées sous la Troïka I et II ainsi qu'à l'ère du gouvernement du consensus. Mais traitées avec une prudence extrême par le gouvernement issu du processus du 25 juillet 2021.

Il s'agit de répondre, avec audace, courage et lucidité aux problématiques suivantes: Que faut-il faire pour libérer la femme de l'ignorance de l'homme ? Est-il possible de libérer une femme ignorante de l'emprise d'une femme ignorante ? Peut-on libérer une femme croulant sous une idéologie quelconque des démons de cette idéologie?

Y a-t-il une chance pour que les femmes se disant démocrates et progressistes puissent comprendre qu'elles doivent changer de discours et de méthodes d'action dans l'objectif de parvenir à vivre les réalités de leur pays, plus particulièrement celles des conditions dans lesquelles évoluent les femmes qu'elles prétendent défendre, en premier lieu et exclusivement les femmes victimes de violence conjugale, essentiellement dans les zones rurales et les quartiers dits «populaires» dans la capitale ou dans les régions de l'intérieur et aussi les ouvrières agricoles qui attendent toujours l'application des décisions présidentielles leur accordant le droit absolu à la sécurité sociale et à la retraite ?

Hier, mercredi 13 août, on a eu droit à une inflation d'articles, de commentaires, de chroniques et aussi de conseils amicaux désintéressés et de critiques programmées et visant un agenda dont personne n'ignore plus les objectifs.

Et on s'est retrouvé dans l'ambiance des époques révolues quand tout le monde instrumentalisait la fête pour se mettre au-devant de la scène politique, culturelle et féministe, voire féminisante, avec l'objectif de s'assurer sa part du gâteau. Sauf qu'hier, il n'y avait pas de tarte à se partager.

Il y avait plutôt un engagement à renouveler, celui de faire en sorte que la femme tunisienne se prenne en charge et dise un non catégorique à l'adresse de tous ceux et de toutes celles qui prétendent parler en son nom ou porter sa cause principale.

Celle précisément de s'aligner intelligemment sur l'approche de développement adoptée par le Président Kaïs Saïed l'exhortant à apporter quotidiennement sa contribution spécifique à la marche nationale d'édification et de construction de la Tunisie nouvelle, la Tunisie qui ne s'aligne sur aucun agenda, qui n'appartient à aucune alliance sauf à celles qui défendent les causes de la justice, de la liberté e de l'épanouissement des peuples aux quatre coins du monde.

Est-il besoin de rappeler à ceux qui l'ont oublié ou qui essayent de brouiller les mémoires ce que le Président a toujours professé : «Un peuple qui n'a pas confiance en ses femmes, un pays qui empêche ses femmes d'entreprendre, des hommes qui garnissent les cafés alors que les femmes travaillent sous la pluie et la chaleur ne valent pas la peine d'être cités comme vivants».

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