A une époque très récente, la justice sanitaire, c'est-à-dire l'accès de tous les Tunisiens, sur un pied d'égalité, aux mêmes soins au sein des hôpitaux publics, était considérée comme un rêve. Et il faut attendre des années et des années pour que l'hôpital local du Sers ou l'hôpital régional de Siliana soient dotés d'un scanner ou des équipements nécessaires aux interventions chirurgicales urgentes.
Et même quand la révolution de la liberté et de la dignité a décidé de libérer l'hôpital public et le dispensaire local des tares de la bureaucratie et de «la hogra», rien n'a été entrepris par les gouvernements des Troïka I et II et du consensus, sans oublier l'équipe de Hichem Mechichi, pour que nos institutions hospitalières puissent assumer leur mission comme il se doit.
Et surtout pour que les syndicalistes «véreux» n'y fassent plus la pluie et le beau temps et mettent fin à leur emprise sur la santé des Tunisiens, le bien le plus cher dont on a le droit absolu de se prévaloir.
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Aujourd'hui, grâce à la politique rationnelle du Président de la République et à son attachement à ce que l'hôpital public soit réhabilité dans sa fonction essentielle et à ce qu'il se réconcilie, enfin, avec le citoyen, l'on est en mesure de faire remarquer que les choix du ministère de la Santé en matière de justice sanitaire (un terme nouveau comme ceux de justice environnementale, culturelle, éducative, etc.) sont sur la voie de porter les fruits qu'on attend d'eux.
Ainsi la digitalisation des soins médicaux et l'amélioration continue de l'accès de tous aux soins les plus perfectionnés, jusque dans les régions ou zones les plus éloignées géographiquement, sont-elles de nos jours vécues par les citoyens et évaluées à leur juste valeur.
Même s'il subsiste encore ce refus incompréhensible et inacceptable manifesté par certains médecins d'exercer dans les régions rurales en dépit des incitations financières qui leur sont accordées par l'Etat.
Il demeure, toujours, que la persévérance dans la conscientisation de nos jeunes médecins à abandonner les stéréotypes du passé et la mobilisation continue des bonnes volontés en vue de redorer l'image rayonnante de l'hôpital public tunisien devraient être érigées en credo.