Centrafrique: Recrudescence de l'insécurité dans la Vakaga, des hommes armés non identifiés signalés

En Centrafrique, la préfecture de la Vakaga, au nord-est du pays, fait face, ces dernières semaines, à une recrudescence de l'insécurité. Les habitants signalent la présence d'hommes armés assimilés à des rebelles venus du Soudan. Des cas de braquages, d'agressions et de tueries sont régulièrement rapportés par les autorités locales. Cette situation bloque non seulement le bon déroulement des activités socio-économiques, mais aussi la libre circulation des biens et des personnes.

En Centrafrique, selon de nombreux habitants contactés, des hommes armés non identifiés ont été aperçus ces dernières semaines dans les environs de Birao, le chef-lieu de la Vakaga. Ces personnes se déplacent à pied ou à moto et leur présence inquiète. « La guerre soudanaise a prolongé notre région dans l'insécurité. En allant au champ la semaine dernière, nous avons vu des individus lourdement armés regroupés dans la forêt. Ils ne parlaient pas les langues locales et fumaient des cigarettes. Nous avons rebroussé chemin parce que nous avons eu peur », explique cet habitant de la région.

« Parfois, ils tuent »

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De nombreux cas d'agressions et de vols à mains armées sont également signalés dans les localités situées entre Birao et Am Dafock, ville frontalière avec le Soudan. « Ces hommes armés sont autour de Birao. Ils coupent aussi les routes. Il y a une semaine, ils ont arrêté des motos et des véhicules pour dépouiller les occupants de leurs biens. Parfois, ils tuent les commerçants, les usagers et les éleveurs qu'ils croisent sur leur chemin. Les gens sont obligés de fuir les villages pour trouver refuge dans les villes. Les conditions de vie sont difficiles car on ne peut ni cultiver, ni pratiquer le commerce jusqu'à Am Dafock », raconte cette femme qui vit entre Birao et Am Dafock.

Entre 2023 et 2025, environ 20 000 Soudanais qui fuyaient la guerre ont trouvé refuge à Birao. Aujourd'hui, les autorités locales demandent au gouvernement de renforcer les dispositifs militaires dans la Vakaga.

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